Airieii, III. '2. Ouinlc-Cmcc, IV, f) et
\ir;\i(iii;i" sii! i.-ii.f; nn ciiin. -207
|ilu< paliidlcs i|iit' 1('N ;iiiii- (le l;i l'erse; nous sci'iuii'^ ili'liom- |)i''s par ce (|ii"ou vil [icii apirs. Alcxamlrc. qui avait li'alMinl l'avorisé la (li-mocralio. rliaujii'a cii' |iiilili(|U(''. C.liio rorut un jourdu vainrjutMir irArltolIos l'onlri' de ra|)|uli'i' «lansscs murs lOHSceux qu'elle avait exilés'. Ces exilés apparlenaient aupaili oli<rareliique, et leur retour devait jtorler atleiiile au réuirue populaire. Dès lors la situation des partis ehan^t'a : ce l'ut l'idifiarcliiequi s'attacha à Alexamlre, et les anciens amis de la .Macédi)iiie devinrent ses ennemi-. Tant il es! Mai i|ue chaque (irec n'aimait on no délestait dan- Alexamlre i|ne rappiii ou l'advtM'saire de son parti.
Il est uatui'cl de se demander cominenl se pas-ail l'exi-lence il'un citoyen au milieu do ces revirements et de ces luîtes. On peut -'en lalre une iiK-e pai' la hio^raphie de deux Chiole- ([ui vécurent en ce temp--là, l'historien Thi''oponi|ie cl le rluMeur Jhéocrile.
Théopompe était né l'iche", par conséquent aristocrate, jtarlisan de Sparte, et d'ahonl ami de la l'er-e. Il i'ul exilé, jeune encore, avec son père, après une dél'aile de son |iarti. Son père mourut dans l'exil; lui-même passa une i^rande partie de sa vie hors de Cliio ' et n'v retitia (jn'à l'à^e de r|uaranle-cinq ans. lor-(|ui' r(''dit d'Alevandiv lui en rouNcil les portes. Il y retiduva alors Théocrile. ipii. n(' pauvre, appartenait à la racti(ui démoci'alique'' et avait ciHitiihui'' à livrer la ville aux Macédoniens. Ces deux hommes étaient ennemis jurés. C'étaient deux caractères éjralement haineux : Théopompe. dans ses écrits, se montre porlt'' à la calomnie et à l'onlraL^e": llii'ocrite avait sans cesse à la houche l'ironie et l'épigramme '. Triste induence des jrnerres civiles el des af(ilalions de la vie sur les caractères.