‹ Questions historiquesChapitre 188 sur 258 · I. Ariic^n. LIS; II, h. Diodorv. WII · texte numérisé non relu

I. Ariic^n. LIS; II, h. Diodorv. WII

■1. Di.Hlorc. XVIII. 8.

■". Ttiropompe, Fragments, dans Prililioii Diilol. l'imliii^. Dibliollieca, roil.

l. l'Iiiiliiis, iliicli'ni.

">. Allii'iK'i', VI. p. i.'iO (p;if;ination Oasaiilmn).

fi. TI)ropoiiipc. Fitujmenls divers. VitUhv. Vlll, 11. Athénée, VI, 254.

7. \oii- les t'ragiiienls île Thémiile. dans llidol, Frafimcnts des hislurieiis ijrecs.

2l'8 QUESTIONS IIISTORIOUES.

Le rappel (les exilés nvaiil iiilcivcrii les rôles, Théocrile (It;vint l'ennemi des Macédoniens; il ne ])onvait faire (|n'nneoppi>silion sourde et attendre. Un jour qu'Alexandre avait éeril aux Chiotes de lui envoyer des étolVes de pourpre', il se contenta de dire qu'il cominençail à comprendre ce vers d'Homère :

Tliéopompe, au conlraire, était bon courtisan. On le soupçonna d'avoir vendu à Alexandre son talent d'historien'. Il est certain qu'il écrivait rréquemment à Alexandre : tantôlc'étaicnt des avis, mais des avis faits pour plaire^ tantôt c'étaient des dénonciations. Ill'averlis'^aitdes menées du parti démocratique et de la trahison d'ilaipalus". Quand celui-ci ou un de ses agents fut passé à Chio, Théopompe ne manqua pas d'écrire que Théocrite s'était l'ail acheter; il donnait pour preuve sa richesse récente. « 11 boit, disait-il, dans des coupes d'or et d'argent, lui qui autiefois n'avait sur sa table que des vases de terre mutilés \ »

Survint la mort d'Alexandre. « Courage, amis, s'écrie Théocrite, les dieux meurent avant les hommes^ » Théopompe perdait son appui, et était livré aux vengeances de Théocrite. On ne sait si le parti populaire se releva aussitôt, ou s'il attendit la faveur de Polyspcrchon. Quoi qu'il en soit. Théopompe ne put rester dans sa patrie et repartit pour l'exil; mais il trouva partout des ennemis. Ses anciennes relations avec Alexandre lui attirèrent la haine des villes, et même celle des rois successeurs du Macédonien. Chassé partout, ne sachani où trouver un asile, il s'enfuit en Egypte, où peu s'en fallut ([uc Ptolémée ne le fît périr".

Page 1