‹ Questions historiquesChapitre 189 sur 258 · Phntius. Dihlinlficrn. ihideni · texte numérisé non relu

Phntius. Dihlinlficrn. ihideni

MKMOIRK SIR I/H.E DE CIIIO. 290

L'es|>iil ili'< [Kirtis se reconnaît à la manii-ro tl'iTiiro l'iiisloiiv. Lis iriivios lie Tliôoponipc soni l'imaj^c do son ;lmo cl poilenl l'eni[nvinle ilc loutes srs passions. 11 lit ck- l'iiisloiie une arme poui- son parti. On trouve dans ses écrits un perpétuel éloi^f de l'oligarchie, une atla(|ne iriccs^^aiile cntilie le régime populaire". Il est dur, amci', insultant pour tous les ennemis de s(Ui parti. 11 écrit pour accuser et non pour raconter'. Il poussa la haine contre Athènes jusqu'à mettre en donle la liataille de Marathon « et toutes les autres vanleries ilii peuple athénien^ ». Sur tous ces points il ne vaiie |)as; mais, comme il l'ut tour à tour l'ennemi et le chef du parti macédonien, il se démentit souvent dans les jugements qu'il pitrta sur Philippe. Ici il le regaide coninie le plus grand prince (|ue l'Europe ail jamais eu: là il laccahle des calomnies les plus atroces : trahissant ainsi les velléités de son cai'aclère à la lois vénal et vindicalii'.

Théocrite. lui aussi. Unit niiséralileincnl. Kniieini de la Macédoine, il |)ul espérer que. dans la guerre lamiaque, niu> victoire d'Athènes sur mer ferait soulever sa patrie; mais, comme ce fut la llolte macédonienne qui l'emporta, Chio ne remua pas'. L'Ile, liuijours soumise, ne fil que changer de maîtres, selon que l'olysperchou, Cassandre ou Antigone régnaient sur la mer Egée. Théocrite n'avait que ses épigrammes pour se consoler de l'impuissance de sa patrie. Antigone, (jui ne les put endurer et qui était maître ahsoln à Cliio, se 11' lit li\rer et le mit à mort''.

Le louruieut de l'historien, c'est le spectacle du malheur et de la di'ptavatiiui des hommes. On ne jieut (pie dé|ilorer les misères de ces petites répuhliciues. déchirées par les |)arlis cl tour à tour la proie des étrangers. Ces luttes acharnées et immorales furent le tomheau où s'ensevelit la dignité du caractère, où les vertus de la l'ace s'étei?nireril noui- jamais. I.'id('e di-

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