l'luUiri|iip. De ciUicatione puerorum. I l
300 QUESTIONS IllSTOl! lOL'ES.
iiMlinii ir.-niiiil j;imais cxish', crllc ilr cih' iiirriii' |i(''ril ;ilin-s, pour faire place aux idées de secle el d'hélérie. Pour la ville, ce fut un coniiiat de tous les instants; pour l'individu, ce fut une vie de haines, de rancunes, de veii;^eances, de persécutions alternatives.
Aristote dit i[ue les aristocrates élisaient ce serment : « Je jure d'être leniiemi du peuple et de lui faire tout le mal ([ue je pourrai'. » Plutarque rajjporte une parole bien triste d'un certain Onomadémus de (iliio. Apres une révolution où son parti venait de triompher, les vainqueurs allaient condamner tous leurs adversaires ou h la mort ou à l'exil. « Laissez-en quelques-uns dans la ville, dit Onomadémus; gardez-vous de vous débarrasser de tous vos ennemis, de peur cpie les haines et les guerres civiles ne puissent plus exister qu'entre amis'. » 11 disait vrai : nul moyen de pacifier une ville grecque. Eùt-on exterminé tout un paiti, le lendemain on en eût encore trouvé deux dans la ville.
m. cino sous les romains; cuite du régime mu.mcii'al.
Dans les siècles qui suivircnl, Cliio, épuisée ou mieux instruite, se garda des agitations. Tant (jue la mer Egée avait été disputée entre la Perse et la Grèce, entre Athènes et Sparte, entre les rois successeurs d'Alexandre, comme la fortune changeait souvent de cause, Chio avait pris aussi des partis divers. Dès que les Romains paraissent, elle ne se dément plus ; elle a deviné d'abord leur force el leur futur empire. En '2'21, alors qu'ils n'avaient pas encore pénétré en Orient, elle avertit la Grèce des maîtres aux([uels elle aurait à obéir, et conjura Philippe et les Étoliens de renoncer à leurs funestes querelles ^ Ses conseils ne furent pas écoutés; elle prit alors résolument et