Aristole, Poliliquc, V
2. Plutarque, Prœcepla rcipiib!ic:r gcrcmlx, IG; le même récit, dans Élien, Histoires variées. XIV, p. 2."7.
3. Titc-Live, XWir, 30; WVIII. 7. IViIvIh'. V, 21, 28, 29. 100. Appieu. IV, 2.
MKMOlUi: SIR LILE DK CIIIO. 501
|iiiiir hiiijoiirs son parti, so tir'clara |i(iiir Hoino l'I lui rcsla idiislainmL'iil liilèle.
Mlle se laissa assiéiier par l'iiiliiijn' eu ;:iiti rc coiilre iioiiie, lui résista, fui assiégée une secdiidc luis, cl siiceomlm. Mais les Romains lui rendiretil une lilierlé ilonl elle ne dcsaii user (|u'à leur profit'.
Dans la j^norre des Romains eonlic Antioclius. elle mérita que le sénat réeonipeiisàt sa liili'lilc' par le don d un leiritoii'e à sou elioix; |)eut-élie renlra-l-;lli' alors eu possession d'Atarné '.
Iiliodes ensei^qiail aUu's à (lliio ipi'une répuldi(pie niaritiine. pouvait, à la laveur de l'alliauee romaine, se relever et jeter encore un vif éclat. Cliio, moins entreprenante, ne suivit pas cet exemple, mais ii'imila pas non plus la piésomplion des lUiodiens dans la uuerre contre l'ersée.
Les llomains, tout-puissants dans la mer Egée, n'euieut pas besoin d'assujettir les îles; ils en étaient maîtres par la peur qu'ils inspiraient, et plus encore ])ar le singulier prestige qu'ils exerçaient dès lors sur le génie grec, ^ulle gloire n'était égale jtarmi les Grecs à celle (pie donnait alors le titre d'ami, d'allié, d'allranclii ilu peuple romain. Tous les Grecs s'y laissaient prendre; car autant le Grec déleste par instinct l'étranger puissant, autant il l'aime par vanité.
[^'oligarchie gouvernait alois (jhio, et avec; la peispicacité et l'esprit de suite (pii lui étaient ordinaires, elle suivait sans dévier la ligne de son intérêt. Clierchanl à sauver ce (|u'elle pourrait de son indépendance municipale, elli' s'appliijuail à mé'riter la plus grande somme |)ossihle de lilierl('' par les plus grandes garanties de docilité, et à éviter le nom de sujette à force de soumission.
I.a fidélité des cités grec(jues fut misi^ à l'épreuve dans la guerre de Mitliridate. Presque toutes le reçurent en libérateur et signali'rent leur délivrance |iar un massacre général des Romains". La résistance ipie Cliio lui opposa ne nous esl connue
f. l'tulanine. De mulierum virliilibiis, 7). A|i|)ipn, l\. .">.
•i. l'.itïlio, Wll. 27. Til.-Liïc, XXXVi, lô, 45; WXVit, Ij, 27: WWIII, :,'J.