Ibidem
MÉMOIUE Slli Lll.E I)K CUIi». 507
Ainsi Chio conserva le litre d'autonome, au moins jusqu'au temps lie Trajan. En vertu de cette autonomie, elle garda ses lois cixiles. ses tribunaux et ses ju|jes. Mais elle payait des impôts, d'al)ord aux publicaias, jiJus tard au procurateur impérial. Kniin, si aucun magistrat romain ne résidait dans l'île, elle n'en dépendait pas moins des proconsuls d'Asie, qui avaient un droit de surveillance sur son gouvernement intérieur et un droit d'appel de sa juridiction.
Le régime municipal ainsi réduit ne lais>ail pas de place aux agitations intestines. Les luttes des siècles précédents ne reparaissent plus dans ceux-ci; un pouvoir plus honorifique que réel, des magistratures coûteuses devaient rester sans contestai ion aux maius de l'aristocratie. Un sénat gouverna Chio au milieu d'une paix profonde; le pouvoir exécutif était confié à des magistrats, nommés archontes ou stratèges'.
Presque toutes les fonctions d'un magistral de Chio se trouvent réunies dans l'inscription suivante : « Alexandre, fils d'IIécatée, et Allianus, fils de Trophimus, stratèges, élèvent ce monument à llécalée, fils d'IIermippus, premier stratège. Il a rempli toutes les magistratures et toutes les charges liturgiques ().£>.TOj:yîa'.) ; il a fait célébrer les sacrifices et les jeux'. » Le mol stratège, qu'on lit ici, a eu ses révolutions comme le peuple grec. Après avoir désigné le chef de l'armée ou de l'État, il devint le titre du magistral chargé des subsistances, de la vente du blé, de la voirie et de la police; car l'édililé était devenue la première et la plus importante place de la cité".
Les jeux tenaient naturellement une grande place dans la vie
1. Corpus intcriplionum grxcarum, n" '22-0, 'li'2\, '2215, 2216, 2221 c (supplément.