‹ Questions historiquesChapitre 195 sur 258 · ll)i.leni, n° 2221 b · texte numérisé non relu

ll)i.leni, n° 2221 b

5. (— TîiTTvd f, iz'i T(5v ô->.(ov), nxXai ixiv r-XTÙ-t^i te /.a'; îçr,yvi t; ti r.w.é'i'.i, vjv't Zi t;05(I>< :n:;j.iÀ£tTit xï\ ihoj ivopi; (Philoslralc. Vie des sophistes. 1, 2.î). — On penl voir aussi, sur le sens do i-oaTr.Yo';. rinscii|>lion sui>;iDlc, ijui se lit ,"i Athènes, au-dessus du portique de l'Agoni : '0 5^u.o; i-o Twv 5oOî:7wv Sositûv... STsïTT.YOJvTo; £-1 TOJ; ô::X:Ta; \yJ/.'/.ioji MaçaOojvt'oj, ete. [Corpus inscriptionum aUicaruiii. t. III. n' tir)]. Il est clair iiuc ce slralègc est cité ici comme le premier magistrat de l'Agoni. Il ne peut être confondu avec l'archonte, puis(|ue l'archonte est cité lui-même â la Gn du décret.

municipale d'ailleurs si vide de ces temps-là. Il y en avait de plusieurs sortes : la religiou eu avait d'abunl in^litm': l'aiiKuir des arts eu avait fait uaîlre de nuiivcaux; à tous ceux-là vinrent s'ajouter les jeux impériaux, houiuia^ic de la llalterie. Une inscription, qu'on lit à l'entrée de la forteresse actuelle, et qui date du premier siècle de notre ère, montre l'usage des fêtes augustales établi à Chio, et le zèle empressé des Chiotes a célébrer l'aniversaire de la naissance des princes de la famille impériale.

Sous l'Empire, aussi bien qu'aux anciens temps de l'indépendance, le premier magistrat conservait la prérogative tout honorifique de graver son nom sur les monnaies. Il est à remarquer que la monnaie de Chio fui la même sons l'Empire qu'au temps de la liberté, et porta la même effigie et les mêmes attributs '.

Rome, en laissant durer ain;-i les formes municipales, n'en

\. M. Kofiiil-Wiilte (De rébus Chiorum publicis) a dressé la lislo île doux ccut quarante-huit monnaies chiotes. Dans un séjour de trois mois dans l'île, il m'en a été présenté plus de soixante. A l'exception de deux ou trois, toutes celles que l'on connaît sont en cuivre ou en alliage. Elles portent toutes la fij;ure d'un sphinx. Est-ce conmie symbole du courage et de l'adresse léunis, conune type de la science universelle, ou comme souvenir de vieilles traditions égyptiennes que les Chiotes avaient adopté cette image? .\ côté ou aux pieds du sphinx, on voit une diota ou une srappe de raisin; et l'on sait, en effet, que le vin de Chio était estimé. Quelquefois le sphinx pose le pied sur une proue de navire. Les Chiotes. en eflet, étaient commerçants, et le commerce, chez les Grecs, ne s'est jamais fait que par nier. Sur le revers, on lit le mot \io; ou X(o)v et le nom de l'archonte de l'année.

Souvent la valeur de la monnaie est indiquée. Chio frappait d'abord, conformément au système des Grecs, des oboles, des S'y aX-/.(z et des -.i-^i/jxX/.^. Au temps de l'Empire, elle frappa des as et compta par deniers (ACCAPIA sur les monnaies, AEINAPIA dans l'inscription que nous avons trouvée à l'entrée de la forteresse). 11 semble que, par la volonté des Romains ou la force même des choses, l'unité de monnaie ait dû de bonne heure s'étabhÊ- dans l'enqiire.

Toutes les monnaies de Chio sont autonomes; une seule porte le mot Iî6aaT0u ; mais le nom de l'archonte n'en est pas moins indiijué sur le revers. On trouve siuquelques-unes des noms romains, comme Valer. Primus et Cnpitolinus: mais on sait que la flatterie et l'usage des affranchissements ont souvent introduit des noms romains dans les familles grecques.

Enfin, parmi les monnaies chiotes, on en possède deux qui portent le nom d'Ak.mndre et celui i'Antioclius, roi de Syrie. J'ai parlé [plus loin] de celles où Homère est représenté tenant l'Iliade ii la main. — (Voir maintenant, sur les monnaies de Chio, outre les ouvrages généi'aux de Brandis et d'Imhoof-Bluraer, le catalogue dressé par Alimonakis, p. 71 et suiv. Cf. aussi Lampros, Monnaies inédites de Chio, 1877, l'aris.]

MÉMOIRE SI'R I.'ILK HE CIIIO. 509

l'Iail pas moins sùic ilo smi |Mm\(iii\ Elle n'imposait au inonilc ([no prôi'isémont autant d'unilt' (piil en l'iillail pom- (|ii'cllc IVil maitrosso alisoluo. C'est l'i'lof;!' do son '^vnw cl iK' sa force (|n'{'lic ail |m pres(|uo sans l'Il'orts réfincr sur uiu- a<r<;lomt'ralion (le Miuuicipaliti's. .laiiiais n-onvtM'iicniciil ne parvint à des fins plu> (liliicilrs par tli'^ moyus |)lus siiiijilcs. Les formes de la liberté, qu'il est quelipiefois daiificreuv de laisser à des sujets, ne mirent jamais en péril la souveraineté de Rome.

J/avènenient de l'Einpii'e fut accueilli pai' les pruvinces et surtout |)ar les Grecs avec les plus vives démonslrations de joie. Aussitôt après la liataille de l'Iiarsale, Chio éleva un nmnuuicnt à liésar. et se déclara sa clii'uli'*. Sur un autre luimumcnt elle lui ditnna le litre de liienl'aileur •; en avait-elle reçu des faveurs particulières, ou le renieniail-elle seulement d'avilir enliii duniu' la jiaiv au inuude'.' Il e-| vraisemblalile (pie tous les empereurs eurent tour à tour leur inscription liouorilirpie, leur statue ou leur temple à Chio, César pour la loi (|u'il fit eu faveur des villes lihi-es, Auguste pour l'ordounance i|u'il accorda aux Chiotes', Tibère pour avoir réparé les désastres d'un tremblement de terre*, et tl'autres parce que la chose était «lassée en usa<;e''. On (''leva di's nionumenls même à des j)rocurateurs".

Les Grecs, inèuie en ciuiservanl le nom de libres, se lircnl aussi sujets (pi'il est pos>ible de l'ctre. la soumission avant pour limite, non la volonté du maître, mais celle du sujet. Kii Grèce naquirent les formules de la llaltcrie qui se répandirent ensuite dans l'Occident. La crainte, l'intérêt, la faiblesse des caractères les enpendrcreiil : une icconnaissance léf;itime les excusa souvent. Chio jouissait d'une paix telle que la Grèce ne l'avait jamais connue, et dont on ne peut calculer (juels eussent été les fruits, si elle ne fût pas venue après l'épuisenu-Uit

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