‹ Questions historiquesChapitre 201 sur 258 · I. l'Iutoii, Lulhijdcine, p. 288. Athéii.-c, M, p. ollO · texte numérisé non relu

I. l'Iutoii, Lulhijdcine, p. 288. Athéii.-c, M, p. ollO

'1. I'lubri|iii'. Vie (tes dix orateurs, l. l'iul;irc|U(; lijoutc, mais suas aucune vini- .«cmbliinci', (|u'ls()ci-ili; clwii^'o.i hi fornie ilu pouvcnioiiient à Chio. ô. Fragiiieiil dr Tlii'0|ioiii|)e, cilé par l'hotius, coJ. 17G. 4. Aulu-r.ollf, \. 18.

t). Allumée, p. ll'i.

(i. Cicéron, Urulus, Wll, GG.

318 OUESTIONS lllSTitiilQUES.

Théocrilc si; rallaclie aussi, \n\v sou maître Métrodorc, à l'école d'Isocralc; il a ('-crit des livres de rhétorique et d'iiisloire. Il ne reste de lui que quelques-unes de ses nombreuses épigrammes, et elles accusent plus d'àcreté que de finesse d'esprit dans leur auteur'.

Comme la liltéralure, la philosophie • eut à (Ihio deux é|)oques très distinctes. Elle se proposa d'abord l'explication de la nature physique. (Enopides, de Chio, contemporain de Démocrile, se distingua par des travaux astronomiques : on lui attribue la découverte de l'obliquité du zodiaque, et l'on raconte iju'il exposa aux yeux de la Grèce assemblée aux jeux olympiques une carte du ciel gravée sur l'airain'. Un certain llippocrate de Chio est cité souvent par les anciens comme mathématicien, astronome et géomètre".

Un p(ni plus tard, l'école socratique, comme tout ce qui était athénien, étendit son influence jusqu'à Chio. On quitta alors la philosophie qui étudie la nature pour celle qui a riiomme pour objet. Chio s'y livra d'ailleurs sans originalité; elle ne créa rien. Un certain Nessus, dont la doctrine est inconnue, eut pour discipline Méirodore, qui fut sceptique et matérialiste; l'ouvrage qu'il écrivit commence par ces mots : a Nous ne savons pas si nous savons rien*. » Le stoïcien Ariston naquit à Chio, mais il vécut, étudia et enseigna à Athènes. C'est lui (|ui disait ([ue, si les bètes pouvaient l'entendre, il les instruirait de la vertu. Un peu plus jeune que Zenon, dont il fut disciple, il se sépara de son maître en quelques points de détail, et crut former une école. Selon lui, il n'y avait (ju'une seule vertu, qu'il appelaitla santé del'àme, Oyûix; coupant court aux désirs légitimes, aux intérêts et aux passions des hommes, il mettait la fin de la sagesse dans une froide iudilTérence pour tout ce (jui n'était pas vertu ou vice; il disait que le sage est semblable à l'acteur : que lui importe déjouer

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