‹ Questions historiquesChapitre 227 sur 258 · Haminer, Histoire de l'Empire Ottoman , liv. \L · texte numérisé non relu

Haminer, Histoire de l'Empire Ottoman , liv. \L

MEMOIFIE SU! LI1.K IIH Clllit. 3C7

Latins ont ilù do sulisisliT jusiiu'à noire siiVlo. (lliailcs l\ lit tlélivror les Jusiiniani inisoniiiers à Callii'; llcnii IV lit iiilrrvi'nir son aniiiassadfur do Birvos on favoiir dos Latins ; Lnnis XIII fonda à Cliio, on lt)"Jl, un ctoncnl de capucins, que la Franco a toujours ontiolonu et ontiotiont encore aujourd'hui.

La cour do Rome noiiMiail [ia> uipm plus son église de Cliio. i.i'> liitifs du xvi' siècle l'avaient comme rajeunie; ce qu'ollc avait perdu en Angleterre et en Allemagne, elle voulut le ressaisir on tirient. Avec cotte liahileté, celte sûreté de vues, celle énergie |)alienle, dont elle a pios(iuo en tout temps fait |iiouve, elle organisa la pro|)agandc orientale, et ce l'ut à l'iinlio dos jésuites qu'elle la euMlia.

La date do rétalilissonioiil des jésuites à Cliio osl làUS'. Dès llU.'i, leur maison était devenue le contre religieux du Levant, le quartier général des missions, la tète du catholicisme dans l'Archipel. De leur c(nivonl. où il- élaionl nonihroux. [larlaient chaque année deux jésuites pour visiter les iles". Ils étaient tous Grecs do nation, Grecs de langage : Rome le voulait ainsi, pour ([u'ils connussent le pays et les hommes. Nous avons dans les mains plusieurs manuscrits où \\- remlenl r(iiu|ile di' leur mission; on les voit toujours tolérants, toujours hahiles, gagnant l'affection dos (^i-ocs ou les contraignant à dissimuler leur haine.

L'Kglise latine suivait alms une poIiti([ue nouvelle. Au xm' siècle, alors qu'elle avait voulu douiinei- par la lono, elle avait échoué devant l'opiniàlrolé des Grecs. Au xvn' siècle, elle est |)lus sage ; elle renonce à humilier et à coutraindi'o ; loin de là, ce qu'elle cherche à persuader aux Grecs, c'est que le schisme n'a jamais existé, c'est (pie la division des deux Églises est une illusion, un |»réjugé; qu'aucune dissidence essentielle ne les sépare et (prellos ont toujours été unies. En lid'J, ce que les Latins appelaient union, c'était que les Grecs

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