Tite-Livc, X
QIESTIONS ROMAINES. 45»
l'iihoiil une iiilVaiicliissable barrière enlre la casli» palricienne qui était sciili' en possession îles croyances cl îles formules, et la classe |)lébéiennc (|iii n'avait, à l'ori^ilne, ni sacerdoce ni culte'....
Un \oil en (juoi nous nous ('cartons de M. Lîclut. Nous ^ommes' (l'accord avec lui pour voir deux éléments très divers dans la population romaine; mais il nous semble ipie le patricial et la plèbe avaient entre eux de bien autres din'érences (jue celle qu'il sif^nale. La dislinctiou entre la population urbaine et la population rurale que l'auteur présente comme le fait l'iinilaiiiriilal ilc l'Iii^ldire rouiaiiie ilc|iiii> rdri^ine jus(|u'au l('uq)s des Gracques, ne nous semble pas l'ondée sur la réalité, (i'est au contraire à partir du tem])s des Gracques qu'une distinction de celte nature apparaît dans l'Iiistoiiv et exerce une inlliience décisive sur les cvénemeiil-. I,iir-i|ue l'anliMir aclil'vei'a l'ouvrage dont il n'a donné (jue la première partie', il pailera de nouveau de cette lullt! enti'e la ville et la campaf,nie; et nous sommes porté à croire qu'il aura raison dans son second volume, de même que nous pensons qu'il s'est trompe dans le premier. Il faut faire la dilférence des époques. Ce qui était devenu vrai au temps des (iiaccpies ou au t(>mps de César, par suite de plusieurs révolutions successives, n'avait pas été vrai au temps de Coriolan, de Camille ou de Décius. Ne transjKiilons pas dans les trois premiers siècles de la Républiijue un fait (jue nous ne pouvons saisir que dans le dernier, et surtout ne posons pas comme la loi de la constitution romaine ce qui ne s'est produit (ju'au temps où la vraie constilulioii rnmaine n'existait plus.
D'ailleurs on se ferait une idée fort inexacte de la remarqualde étude de M. Belol, si on la ju|ïeail tout entière d'après les objections cpie nous nous sommes permis de lui (q)poser. Nous n'en avons attaqué qu'un |M)inl, et ce point seul nous paraissait attaquable. Nous avons cru pouvoir combattre une lln''orie (|rii, à noire a\ i--, donne une irb'e fausse de l'Iiisloire