Idem, H
QUESTIONS ROMAINES. n;:,
(lomcnt (lo Pompée n'élail pas arrivé ». Voilà donc une série lie lexles d'où il rcssotl claircmfiil (|iie le commandeineiil conféré à César n'allait pas jus(Hi'aii i" mars 48, ni même jnsqu'au i"mars 49, mais se terminait à une époque inconnue de l'année 50. On arrive donc à ce résultat singulier, que les deux proconsulats conférés par les lois Vatinia et Pom[)éia, (|uoique étant chacun de cinq années, n'oul pas formé nu total de dix ans.
11 V a là une difticullé que M. (iuiiiuid a fait ellorl pour résoudre. Il a remarqué que Dion Cassius n'attribuait à la loi Pompéia-I.iciiiia qu'une duiée de trois ans'. Cette pliiase de riiislorien avait été aperçue par MM. .Mommsen et Zuuipl el par l'auteur de Vllisloire de César, mais tous avaient été d'accord pour iiVii pas Iciiii' coiiiplc cl ne s'en pas cmliarrasser. Ce texte, jus([u'ici iiéjilijié, a été pour M. Cuiraud un trait de lumière. I.e jeune el hardi chercheur a très justement observé que Dion Cassius n'est pas un auteur à dédaigner, (pi'il é(ii\;iil siii- les sources, (ju'il connaissait le détail des faits, (|u'enlin ce n'est pas à la légère qu'il a écrit ce chiffre de trois ans, car il ajoute aussitôt cette parenthèse : « C'est bien là le chiffie vrai'. « M. (niiraud s'em|)are donc de ce chiffre et dit : Le])remier [irocoiisulal allait jus(preii ."t."), le second se prolonge jusqu'en 50, c'est-à-dire précisément jusqu'au teni|)s où d'autres textes nous montrent que le commandement de César expimil.
Cette argumentation saisit à la fois jiar sa ^iiii|iliilir' el par sa force, l'ourlant une grave objection lui a été l'aile. Si le chiffre donné par Dion Cassius est si bien en accord avec les textes qui montrent le commandement de César terminé en 50, il est, d'autre part, en opposition avec Yelléius, Suétone, Plularque et Appien, qui donnent nu chiffre de cin(| ans. Ksl-il possible que Dion Cassius ait raison, à lui seul, contre ces quatre historiens? L'esprit est d'abord arrêté par une tidle contradiction, et la tentation est grande de rejeter, comme on