Appien
2. Appien, II, 25; Dion Cassiiis, \L. 51; l'iutarque. Pompée, 5U; Tile-Live, CVIII. Tout le monde sait que rentrer à Rome était renoncer à l'impeiiiim militaire.
3. Cicéron, Ad Atticum, VII, 7 : Quum id datum est, iltiid una dalum est.
4. Suétone, César, 20 : L't absenti sibi, quando imperii lempiis e.ipleii cœpisset, pctitio coiisiilatiis darelur. C'est à tort que M. Uoflmann a soulenu que César avait brigué le consulat en 50; mais il paraît bien, par la correspondance de Cicéron (Ad diversos. Mît, 8; Vltl, 15), qu'on s'attendait à ce qu'il briguât cette année-là; la loi qui interdisait d'être deux l'ois consid iiilra decem aiinus (Tite- Live, Vil, i2: X, 15) ne l'empêchait pas de se faire élire en 50 pour 49, i)uisque sa première élection était de l'an (50; mais apparemment il aima mieux ne se présenler qu'en 40 : il gagnait ainsi une année de commandenieiil.
iiu'llait (le If loiisorviT. H y a grande appareiu-o <|ui' li-s tcrnios employés n'y étaienl pas forl clairs, el (|uc [ilu-i(in> inlci pri'lalions étaient possibles. Ce qui est certain, c'est que César interprétait en ce sens qu'il lui lut permis de rester à la tète de ses provinces et de ses armées, jusqu'à ce (ju'il lut élu consul'.
Ainsi le commandement que César exerça en (laiilc piuail lui avoir été conféré, non pas par deux lois, mais jiar trois lois successives, celle de \atinius en Ô'J, celle de l'onq)ée et de Crassus en 55, celle des tribuns en 52. La première marquait un Iciiuc ijui n(iu> piirail rire au conimenccmi'nt di' l'année 55; la seconde lixait également un terme, que nous croyons être dans les premiers mois de 50; la troisième ne marquait d'autre terme que le jour où César serait élu consul. Loisipic ^i'>.ii- lui rappelé par le décret du séiiaU le I" janvier i'.l, il n'allégua eu sa faveur ni la loi Yatinia, ni la loi l'onqiéia; il invoqua seulement la loi tribunilienne de 5'2". Était-ce un vain prétexte'.' Nous ne saurions le dire, n'ayant pas le texte de cette loi. Ce qui complique encore la dillicullé, c'est qu'après que Pompée l'avait laissée passer sans y faire opposiliiui, il eu proposa el en lit adopter une auli-e qui obligeait tous les candidats au consulat à être présents à Home. Il est clair que cette loi nouvelle abrogeait celle qui avait été portée quelques semaines auparaxanl en faveui' de César. Seulenienl Pompée n'avait pas su proliter de ce coup si habile, et, aj)rès (|ue sa loi cul été votée, après qu'elle avait déjà été gravée sur l'airain, il y avait ajouté un jietit article où il était dit ([u'elle ne poi'terait pas atteinte au privUctjiHm relatif à César''. Concession maladroite, qui remettait tout dans l'incertitude. La loi qui dispensait Césai- de venir à Home briguer le consulat avait élé 1res
1 . Tilc-Livc aussi parait avoir compris la loi dans le mcnie sens ; car on lit dans YEpUomc CVIII : Qiium. ItHje lain, in lempus consulalits provincias ublinerc deberel.
-2. César, De bello cifili, I, 9 : Doluisse se qnoil popiili roiiiniti hencficiutn $ibi per coiiluinclirim ab iniinicis extnrquerelur creptocjuc semcslri iinperio in uibcm rclraherelur ciijus abtcnlis rationem habefi proximis comitiit poputus juisissel.