L'.Mlcu, passim, cl siiiloiit c
5. Quolquefois une gi-andi; marca yewl contenir iihisiours hnmonux. dorf: de même en (Ijiile la villa icnferiiie parlnis phisieurs tiici. Cela n'étonne p:is quand on :i étudié la naluie et l'étendue du domaine iin-al au \i° siècle. — Dans un acte du Codex Lautcshamcnsis, t. III, p. 257. une marca renfenne [ilusii'ius lillx; ce cas est l'arc cl ne change pas la naluru de la marca.
h'I QUESTIONS HISTORIQUES.
Parfois le mol mark désigne quelque chose de plus grand qu'un domaine, il s'applique à une province enlière. D'où vient cela? Dans les textes du vi° et du vu" siècle, chez Marins d'Âvenches, dans la Loi des Alamans, dans celle des Bavarois, puis dans les capitulaires de Charlemagne, marca signifiait frontière d'un pays'. Peu à pence mot a signifié pays-frontière, et c'est ainsi (juo l'on a dit : marche d'Espagne, marrlie de Bretagne, marche de Cai'inthie, marche d'Autriche, marche de Brandebourg, au j)oint ([u'insensiblement presque tous les pays ont été des marches. Est-ce à dire, comme le voudrait Maurer, qu'à l'origine et dès les temps les jilus antiques toute la région 2:ermani([ue ait été marki Bien au contraire. Ces « marches », nous savons l'origine et presque la date de naissance de chacune d'elles ; l'une est du ix" siècle, l'autre est du x% et telle autre lu- s'est formée qu'au \f. Transporter ces mark à une époque anli(iue est une singulière erreur, qu'il était facile d'éviter'.
On peut dire que Maurer démontre sans peine et par Ijeaucoup de textes que le mol inarca a été souvent employé. Mais ce qu'il faudrait qu'il démontrât, c'est que cette marca ait été une terre commune; et jusqu'ici il n'en a pas donné la moindre preuve.
Il v a. tout au contraire, des milliers d'actes qui muntrent que dans l'intérieur de la mark les terres sont possédées en propre et non pas en communauté. Ainsi, par un acte de 711, Ermanrad fait donation à titre perpétuel « de trente journaux de terre qu'il possède dans la marca Munefred », et il ajoute (ju'il tient cette terre « d'héritage de sa grand'mère^ ». Un autre fait donation « de tout ce qu'il possède dans la marca Bettunis, soit d'héritage paternel, soit d'héritage mater-
1. Marii Aventici Chronicon, rilil. Ariull, p. 15. — Lex Alamaimornm, XLVII. — Lcx Baiiivdrioriim. Mil, 9; IVrlz, p. 516. — Capilulaires de 779. ar(. l'J; do 81)8: de SU. art. 8, édil. licireliiis. p. hl, 159. Iti7. — [Les Trniisfoniuilioiis (le In Roijnitté, p. il7.]
2. Maurer me parait faire eneore une autre erieur lorsqu'il identifie mark avec (jau (p. 59). Auenn texte ne présente les deux termes comme synonymes; tout au contraire, il y a des centaines d'actes où il est dit que telle marca est située dans tel pagus. ce qui indique assez que la marca et le pagus ne sont pas la même chose.