Ibidem, p
i. Maurcr. p. 161. Lex Alamnnnorum, \LV. l'ertz. p. 60; édit. Lehmann, p. 104-105. ("est le mot pnres qui a trompé; il a cru voir dan? ce seul mot des markgenosscn ; parcs signifie les compagnons, les amis, ceux qui prennent lait el cause pour l'un des deux adversaires. — De même l'article \C1II de la même loi punit celui qui, à l'armée, abandonne parcin siiiim, c'est-à-dire son camarade de combat.
5. Maurer. p. 138, p. 140. — Cf. Lex Burgundioimm, XUX, 1 : Locorum coinitcs alque piœpositi.
0. Jlaurer. p. 140. Marculfe, I, 7 : Consessus civium pro episcopatu. Piissimo ac precellcntissimo domno illo rege {régi) vel (n'oublions pas que vel signifie et) seniori commune illo. — Commune est pour communi; et tout ce litre signifie :
OIllGINKS DE LA l'HiiPUlK TK FONClÈlli:. î)7
lonrs assomlilri's ; mais sur cela il ne cilc aiiciin lc\lt\ « Ils se jii^'i'ait'iil fiix-nuMiifS ; >^ mais ((iinmciil se l'ail-il <ni(' l'on ne li'diivc aiiciiii acte, auiuiic lni'iimlr i|iii inciilionnc cclli' sortie (le juslico'.' Ce que l'on voit au contraire l'ré(]uemmenl, c'est que les hommes de la villa ou murra sont ju<iés pai' leur [irojiriélaire ou son re|irésentant, son judex. A vrai dire, la œmmutiitax désignani un groupe de ])nysans n'apparaît (pi'au xni" siècle, ("est alors seulemenl. ou peu a\aiil. (|iie les haliiiauls de la villa ou de la iiKtrk l'ormeiil une sorte de «•ommunauté et s'associent pour jouir ensenilile de certains privilèges'. Rien de serahlable n'apparaît dan^ les premiers siècles du mnveii âge.
I.e succès de la llièse de Maurer ne lienl dune |)as à la force de la démonstration. Il n'a pas présenli' une seule j)reu\e, un seul texte, en l'a\eur de celte communauté ou association de H!«r/«' qu'il se ligure à l'origine df l'hi-loire. domptez les innomliraldes citations qui sont au Las de ces pages; plus des deux tiers sont relatives à la pnqtriété pi'ivée; quelques centaines d'autres se rap|iorlent à des |>i)ints secondaires cl indilli'rents au sujet ; pas une seule ne \i^e le point cajiital, ou. -il en est quelques-uiii- ipii p:uais->eiil y \i>rr, la plussimple vi-i'ilicalion l'ait viiir i|u'elles sont pri-es à faux et interprétées à conlresens. Ce livre a eu pourtant une action immense. 11 a séduit les uns par son esprit systématiipie, les autres par ses dehors d'(''i'uditiciM. On s'est dis|)ensé volontiers d'une \(''iilicaliiin, «pii d'ailleurs n'est facile qu'à condition de hien posséder les documents. Et d'année en année, depuis quarante ans, on a repris la thèse, reproduit les arguments, répété les citations.
Je ne suivrai pas celte théorie à travers tous les disciples du
A nuire livs pieux el liés excelloiil loi, eliel'ilc' loiil le pays. Ce qui piniive liieii que telle Ictlie s'adresse au roi, ce sont les mois qui suivent : Principalitalis Vestrx cicmenlia novit..., puis la suite : Siipplicilcr posliilamus ul instiluere digneris inlusticm riiuiii illum cathedra.' illius .siirccssorem.
1. Actes .le 1-279 et l'J'.tll ilans Wunltwein, Suva siihsidia, \ll, 'JI8 l'I -iGI : l'ralnm speclnns ad almeindam no.strx communilaiis. — Acte «le l^iôl dans Giideii, Codex diplomalicKs, III, p. I IU2 : Conlulciuiit pascua communilaiis qwc lultjaiiier almcina vocanlur.
58 OLKSTIONS IIISTORIUUES.
maîlro; mais je dois au moins dire (|md(|iies mois du dernier en date. M. K. Lam|)reciil a puljiié l'éeemment un très ,m"os et très savant ouvrage sui- la vie économique de l'Allemagne au moyen âge'. Son premier volume est la description de l'économie rurale du bassin de la Moselle, et son principal objet d'étude est la vie fianque en ce pavs. Or, sous rinlluciice des idées ffui régnent en histoire depuis Maurer, il ])rend pour point de départ « l'association de mark », la markfjenosxens'cliaft. « Le peuple franc, dit-il, est issu de l'association de mark, et celte institution a exercé sur la constitution fran(iue une influence que l'on ne peut méconnaître. » D'ailleurs, sur cette antique communauté de mark il n'apporte absolument aucune preuve, aucun indice, et il se borne à affirmer.
Il dit que la mark existe comme territoire commun dans le droit franc; mais il ne cite aucun texte du droit franc où la iH(//7i' soit un territoire commun, et il est certain ipi'il n'en pourrait pas citer un seul. Il nous dit (ju'il a vu la marca dan> la Loi Ri|)uaire, mais il néglige de dire que cette marca est la limite d'une propriété privée, et par consé(juent le contraire de la communauté". Il ajoute que le mot se rencontre encore dans un édit de Chilpéric, et il omet d'ajouter que le mot marca n'a été introduit dans cet édit que par une conjecture de M. Sohm, et qu'en tout cas il est impossible de lui attribuer en ce passage le sens de terre commune".
« Le village franc, dil-il, l'Iail une partie de mark, et celte mark appartenait en propriété collective à tous ses liabitants; tout était en commun, terres arables, prés, forêts ^ >> ^ous cherchez au bas de cette aflirmation les textes qui doivent l'autoriser et vous trouvez un acte de 7(3"2; vous vérifiez: l'acte est dans Beycr° et vous voyez qu'il n'y est aucunement question de mark, que le mot même ne s'y trouve
1. Karl Lamprcclil, Z)eu(sc/iM Wirlhschaflslebeii im Mitlelallcr, Leipzig, IS^iJ. — Voiries p. 51. 42. i6.