Tit. XXVll. ait. III Ll H
5. Le.r Satica, XXII. l.v maniisciit de Municli porte : /» molinn alieno. Plus loin, le molinarius est reniplacé dans le manusciil de Wolfenhullel par : /s eut molinus esl.
64 QUESTIONS IJISTOHIOL'KS.
est pour lui l'iudicc d'un rôfiimc de conimunaulé. Voil-il ailleurs qu'un homme incajxihle de payer une amende doit jurer « (|u'il ne possède rien ni sur leiic ni sous terre », cela indique à ses yeux que la terre n'est pas un objet de propriété. ÏjG mot facultas est très fréquent dans la langue de cette époque et toujours il signifie l'ensenihlc des Liens d'un homme, sans distinction de meubles et d'immeubles' ; mais, comme il importe au système que la propriété immobilière ne soit pas trop marquée dans la Loi Salique, M. Lamprecht prétend que le mot ne devra signilier que les biens meubles.
Telle est la méthode suivie. Et en vertu de celte méthode soi-disant érudite, on fera tout dériver d'une communauté primitive. Quoique les textes francs de répo(|iie mérovingienne et carolingienne ne fassent aucune mention de cette communauté, quoiqu'ils en soient même tout l'opposé, il faudra (|ue tout l'organisme rural, tout l'organisme social, découle de cette communauté, de la mark. On soutiendra « que la mark est le mibstralam de tout' ». On croira avoir trouvé là une règle infaillible, et il faudra que toute l'histoire du moyen âge, bon gré mal gré, s'accommode et se plie à cette règle.
1. Voir Formules de Marculfc, 1, 50; 11, 8; Aiidcguvcnses, 30 (57); Rozière, n° 252; Ttironenses, 17.