VioUct, p
2. Le tcxle csl il.ins Diodore, V, 0, édil. Iiiponline. III. |i. 'iOT.
.■». C'est ce que Thucydide explique bien : (■ Ils habitent l'ile de Lipai-n, et partent de Kl pour aller cultiver les autres iles ». III, 88.
■4. 1 i; vriîoj; :■.; -'/.os'.v Êtt, 2:3/.o;juvO'., -£).:v xÀt,50j/oj1'.v ÔTav o j'pôvo;c.3To;3'.c'À0r,. Le mot -£r.:/ signifie une seconde fois, et non pas périodi(|ueuicnt. Il n'v a là aucune expression, telle que v3v ct:, que l'historien enqiloiei-.iit pour indiquer que cela se
70 QUESTIONS IIISTORIQIIES.
Tout ce i(Vit (le riiistoricn grec vise à montrer que ces Grecs émigrés ont institué, comme dans toute la Grèce, la projiriélé privée. Pour le bien comprendre, il l'aut le rapprocher d'autres passages analogues où le même historien montre des colons grecs se partageant le sol en propre dès le premier jour de leur établissement'. Cette colonie de Gnidiens et de Rhodiens diffère des autres en ce seul point qu'il lui a fallu, pour des raisons que Diodore indique, relarder ce passage de quelques années. G'est là ce que l'historien a voulu montrer ; mais il ne dit pas que ces hommes aient eu l'idée de fonder chez eux la communauté des terres ; pas plus que les autres Grecs ils n'en ont eu le goût. Ce qu'il y eut chez eux de communauté ne l'ut jins une iii^litulioii ; ce tut seulement un fait accidentel, passager, sans passé, sans avenii'. La ])ropriété fut, chez eux comme chez tous les Grecs, l'inslitulion normale. Ce récit de Diodore. est donc l'opposé de la thèse de M. YioUet ; aussi s'étonne-t-on de voir M. Yiollel écrire « qu'encore au temps de l'empereur Auguste la ]iropriélé jirivée n'était pas encore constituée chez ces Grecs, aux portes de lînme' ».
6" M. Viollet passe ensuite à Pythagore. S'appuyant sur une biographie de ce philosophe écrite huit cents ans après lui, il rapporte que Pythagore réunit jusqu'à deux mille disciples et leur fit adopter la vie commune. Le fait peut être vrai ; mais, qu'un philoso|jhe ait réussi à fonder un phalanstère, lequel ne dura pas a{)rès lui, cela prouve-t-il que les sociétés de ce temps-là vécussent en communauté? Il me semble plutôt le contraire. Si ces disciples de Pythagore sont forcés de quitter leurs cités pour former un institut communiste, c'est que leurs cités ne vivent pas sous le régime communiste. Il est constant
pratique encore de son temps. La conjonction Stxv indiiiue une action unique : riiistorien n'a pas écrit ôaâzt;. Il cniploio, il est vrai, y'/.T,ç,oj/ o'jt. au temps présent, soit qu"il copie un document ancien, soit qu'il emploie ce présent de narration dont les historiens usent volontiers. Il faut d'ailleurs faire attention au sens intrinsèque du mot zÀr, f o jy e^/ ; ce terme est assez fréquent dans la langue iri-ecque pour que le sens en soit hien déterminé. Il se dit toujours d'un iiartage définitif, d'un i)artage à perpétuité ; il serait inadmissible que Diodore eût écrit xXjipouyttv pour désistier un jartaue temporaire et périodique.
1. Diodore, V, 55; V. 59 ; V. 81 ; V, S5 et Si ; \II, ! 1 : XV, '20.
2 Viollet, p. 438.
ORIfiINKS m-: I.A l'ROI'lilKTl': FO.NCiKRf;. 71
(|iic cot insliliil lie l'ylliiii;(ii(' ne l'ut i|u'iin fait ('\cc|iliomu'l. i|iii ne laissa aiuiitic liacf. KxaniiiiL' ni lui-iiiriiio, il n'a aucun ra|i|)iirl avec une aiilique communautt' dos torros. Mais vovczla iiiT'lliiidc lie M. \iii|li'l : |iai' cela seul (lu'il rcucdiilrt' ct"~ deux ;iiillc disciples (d'aiilics disciil six ceiils) de l'\ llia^ore, il ciiiiclul i< ([u'il s'a^il là do l'oriiiinc do plusioiiis viJIosdela (irando-Giôco ol qu'ainsi oos villos ont ôlé luiidéos et assises "Ml le régime de riiidi\ision ». liieii de sonililalde. Tniiles ces ville- l'iaieiil loiidéos ayaiil Pylhauore, elles lui diil -iir- M'cii, el ni a\aiil lui ni après lui elles n'ont ciniiin lo réjj;iiiu; do rindivisidii '.
7" \oic! un exeiii|ile ijiii seiail |ilii-~ lii--|iiii(|iio. (c Lescilovens de Tareiile. dit M. Vi(dlel, paraissoiil avoir c(iii--ervé iiis(|ii'aii leiii|is d'Aiisliile (|ne|{|ue ohoso do ranli(|no coiniminanlô des leiros. " Et il cile Aiislolo'. HoiMiilez-vdiis an |)assai;o cilô, \(iiis \ lisez ceci : « Il a|i|iailieiil ;i une arisldcralie inli'llijiOlilo de voilier siii' les indiLieiils el de leur ddiiiier des inovons do travail : on l'era hien diiniler les Taroniins : ils oui dos l)ro|iriélés dont ils laissent la jonissanco coniiiuine aux indij^Tiils (liltéralomoiil, uniN l'ont oomniunos aux indigonts pour la jouissance^), ot ils s'allaclieul ainsi le lias peuple. » On voit coinliien ce texte s'éloigne de riiilerprotalion ipi'eii fait M. Midiet. il s'en l'aut de lonl (|u'Arislole parle d'un réginie oominunisle. Il range Taronle parmi les gouvernemonls arislocrali(|ues et il iuoiiti-e ipi'il s'y trouve dos indigents, àVjsoi. Soulenienf, il l'ail reinari|uer (lue les riches ont soin de réserver (|nelipies terres à l'umi/e do ces indigents, afin de se les allai lier'. )f.Viollet a pris ici une inslitulion de bienlaisance polir une iiislilnlioii coiiiiniinisle. Jl est clair poiiil.inl (|ue ce que di'cril Arislole n'esl (prune concession l'aile par des riches à des |iauvres, c'est-j'i-diic le contraire d'un régime de (•oininuiianté.
«S" M. Viollet nous dit iju'il y a encore « d'autres vcsliges