‹ Questions historiquesChapitre 49 sur 258 · Poliiique. VI. .'>, '.>, wlil. Ilidd. I. I. p. .VJ · texte numérisé non relu

Poliiique. VI. .'>, '.>, wlil. Ilidd. I. I. p. .VJ

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72 OUESTIIINS IlISTOniOlES.

Iiisloriqiics i|iii ponncltcnt do ronioiilcr par la l'.ciiséc jii-i]ii';i l'iiidivi^iuii primitive : ce sont les repas communs «. Lt il consacre trois grandes pages aux repas communs des Grecs. Il commence parce genre de repas que les Spartiates appelaient copisi, il le décrit tmit an long d'après Athénée, et il conclut : « Tout ici est jirimitil' et voilà le repas commun dans sou antique simplicité. >^ — Or il se trouve par malheur que le repas appelé coy»'x iréhiil pas du tout un repas commun. Les anciens nous apprennent en ellet que les Spartiates avaient quelques repas privés' : le copis était l'un d'eux. Lisez la page d'Athénée que traduit M. Viollet; lisez-la dans le texte' : non seulement vous n'y trouverez pas un mot qui indique que le copis fût un repas public, mais vous y voyez nettement l'indication contraire : « Fait qui veut le copis «, y.o-iÇv. ô [io'Aoaevo;, et celui qui le fait y invite qui il veut, « soit Spartiate, soit étranger». Yoilà des traits qui sont l'opposé des repas publics ordonnés et réglés par la cité. Ajoutons que l'écrivain grec marque formellement le caractère religieux de ce repas; il doit se faire devant le dieu, -y.fy. -:ov Osiv, c'est-à-dire devant un temple et en présence du -inuilacre de la divinité; de vieux rites y sont observés : il l'aul commencer par dresser une tente de feuillage, couvrir le sol de branches d'arbre, s'y coucher pour manger; la seule viande qu'il soit permis d'y servir est celle de la chèvre, et il faut donner à chaque convive un pain particulier dont la nature et la forme sont fixées invaiiablement. Ceux qui sont familiers avec l'antiquité grecque ne sont pas surpris de ces rites. Tout Spartiate pouvait donner ce repas quand il voulait; mais l'usage ordinaire dans la ville était i|u'on le donnât » à la fêle appelée Tithénidia, célébrée pour la santé des enfants », et les nourrices y menaient les petits garçons. La description d'Athénée est d'une clarté parfaite. M. A iol-

i. Xénoplion, Commentaiii, 1. 2. Cl. rappelle que le Lacédémonien Lichas était renommé pour la j;énérosilé avec laquelle il recevait ses hôtes à dîner; Hérodote. VI, 57. montre des particuliers invitant un roi à dîner dans lem- maison; l'iularquij. Liiciirgiie, 12. dit que tout S|]artiale qui faisait un sacrifice était dispensé du repas puldic. c'est-à-dire pouvait niaii^'er chez lui la victime immolée. 11 est donc très faux de dire que les Spai'tiates mangeaient toujours en commun.

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