Voir plus ImiU. p. 5 et suiv
2. L'arfîniialiou ilc M. Viollcl rsl d'ans la Revue cWdV/i/c. ISSU. t. II. |i. 109. L'acle (le S'M no doit pas ('lie jugé p;u- IVxlrail cju'il rn douno; il faut le lire en eiiliiT dans le Vrhnndenhuch (1er Ahlei S. Galleii, u° (jOt!. t. Il, p. 265.
TROISIÈME l'ARTIt:
La théorie de M. Mommsen sur la communauté des terres chez les Romains.
Oh ne s'allfiidrail |i.is à Iiuiimt un mmiI mniiiciil lo coiiimiiiiisiiie aj^rairc ciiL-/ les Uoinaiiis, d'aLioid iiaicc ([iic la cilô romaine t'sl l'iiiic îles dernières Ibiidées de l'anliiinih' cl ((u'à rr'|Hi(jii(' de ^a iiai^^aiice il \ a\ail |(>ii^I(Mii|i> (|iie la |ii(i|iii(''l{'' |iiivée r(''j:iiail en llalie, en>uile parce (ju'il esl hien eonnu (|ne les Romains onl en nne eunce|iliun Mrs iietle cl très forte dn droit de |n'o|)ri(''té |)rivée et oui . autant qn'aucnn antre peuple aneien, roiiniilc el i;aranli ei'drnil. (.e|i('iidaiil M. Moninisen allirmo qnc chez les lîomains i< les terres i'nrent il'abord |(ossédées en eommnn >', qne « la eoinmnnauté agraii'e est intimeineiil lii'e à la coiislilntioii de la eit('' », (|ne ■• ce ne lut (|ne jilu^ laid i|ni' la Icrii' In! divi--i''i' cnlir les ciloxens ■,\ IiIit de propriété privée' ». A l'ajjpni de cette thèse, le sa\anl el ingénienx histoiieii eile trois textes, de (licéron, de Deiiys d'IIalicarnasse, de l'lnlan|ne. Mai>. (piarni je V('rilie ces Irois loxics, il me senildc qu'ain un d'en\ ne dil pr(''ci--éinenl ce (|iic M. Momni^cn Icnr lait dire.
Voici le premier. H e-.t de Cicéron : Xtlind (Kjvdx quos bello IhiHulus ci'iicral divisll linliin rinhiis-. Il résulte de ce texte
1. Moniinseri, Histoire romaine, li;iil. .\li'\;iiiilic, t. I, \i. i!îi(l. Cetlo tliéoric a été c(i|iit''C ol li'XliielIriiH'nt lepiodiiili', Mins vriifi<;iliiiii, |i;ir M. Vicilict cl M. de Lavelivc. — [M. Mciiiiiiisi'ii r>l rovciiii sur ce.; Irois texlcs, Kœiiiiscites Staat.srcclit, I. lit. I8S7. p. '£t. II. I. C'est là ipril r;iiil iii;iiiiti-ii;iiil iliiTclici- sa vriilalilc pciiséo : « La tiens esl vraisomblalili'iiiciil If pins amicii fiiiiiltineiit (lu driiil do |)ni|iiirlé. )> Voir
'i. De Hcpnhlirn, II, 1 4.
X^ ni KSTIO.NS IIISTiillinUES.
ijiic les lorros ((iii inaicnl cli'' coïKiiiiscs |iiu' li(iiiiulii> iliiiis ses guerres avec les cités voisines n'avaient pas été partagées par lui entre les citoyens. Mais il n'en résulte pas que le petit territoire romain (|ui existait déjà avant ces con(iuètes, n'ait pas été partaiié au moment de la l'ondalion, comme nous le verrons tout à l'heure. Le passage de Cicéron s'applique à une certaine catégorie de terres; il ne s'a[tplique pas à toutes les terres. 11 n'implique pas qu'il n'y ait eu antérieurement aucun partage, et Cicéron n'a pas dit un seul mot qui fasse allusion à un régime de communauté.
Le second texte est dans Denys d'IIalicarnasse' ; en voici la traduction litlérale : « Numa établit une législation relative au bornage des propriétés; il voulut que chacun entourât sa terre d'une limite et dressât des bornes de pierre; il consacra ces bornes au dieu Terme, el ordonna ({uedes sacrifices lui fussent faits chaque année ; il institua la l'été des Tcrminalia. » Que le second roi de Rome ait réglé le culte des limites, cela n'indique pas formellement qu'il n'y eût pas de limites avant lui, ni surinul qu'il n'e\islà( avant lui aucune propriété privée. L'historien ne dit nullement que dans la génération précédente les Romains eussent vécu sous le régime de l'indivision du sol. Rien au contraire, il avait dit aiiiéi'ieurcment'quele fondateur de la cité avait, suivant l'usage commun à tous les fondateurs, lait un partage du territoire. Il l'avait partagé en tenant conqite des divisions sociales, et, comme le peuple était divisé en trente curies, il avait dislriJnié le territoire en trente lots, de telle sorte que chaque curie restât groupée sur le sol. 11 ajoute ipie, tout en partageant le sol, le fondateur en avait réservé une partie pour former Vaijcr pttblicus, c'est-à-dire la propriété de l'État. Ce détail prouve d'une manière évidente que, dans la pensée de l'historien, tout le territoire n'était pas ager publicus, ainsi ijue le dit M. Mommsen. Denys d'IIalicarnasse marque nettement (jue la distinction entre Vat/er publicus et \'(igcr priviitax était faite dès les premiers (cnqis de la cité romaine.