‹ Questions historiquesChapitre 58 sur 258 · I. Vie tic i\'uinti, Iti · texte numérisé non relu

I. Vie tic i\'uinti, Iti

*i. ViiiToti. De lie rustica, I. 10 : Bina jugera, ijuod [ifiiol 'f\ a Uomulo primuni divisa virilim, qu.T hereilem seiiucrenlur .

3. Pliiif. XMII, 'i. 7 : Homulim in prinii.i insliliiil Ilitiit lune jugera populo

Romani) salis cranl nullique majorent modum allrihiiil. — .Nunius. éilil. Qiii- Lhc'i'al, |). 1)1. — Kfslus, ir ceninrialus ager.

S(i OUESTIONS IIISTOIIIQUKS.

son, si CCS deux jiigèrcs sufCisiiicnl ;i l;i nounihin' d'imc l'amille; elleosl plutôt ilc savoir si le romlaleur, (|iii n'avait i|u'iiii Irrs potit tori'itdirc et une population déjà iKinilucnse, pouxait donner davanta^ic. Les lots lurent insullisaiits, apj)areniment parce que le territoire l'était ; mais de cette insuflisance on ne peut pas induire, comme fait M. Mommsen, (pie les Romains aient pratiqué la communauté. Cette insiilTisance explique d'ailleurs les con(pu"'tes que lit bien tôt le premier roi.

Pour conclure, il me paraît tout à fait téméraire de soutenir i[ue les Romains aient prali(pié d'aliord la communauté. Une telle assertion ne repose sur aucun texte des auteurs anciens. Les textes, au conti-aire, nous montrent dès l'orifiine un pai^ tage de terres qui est contemporain de l'acte de la l'ondaiion ; et il s'agit d'un partage en pleine propriété héréditaiie. Quelques aniu'rs plus laid la cité a conipiis un nouveau territoire; ici encore il s'est cqiéré, sans heaucoup de retard, un partage en propre. Voilà tout ce (jue disent les textes.

Us font d'ailleurs a|)ercevoir que ces deux pailages successifs ne se ressemldèrent pas de tout point. Le premier ne porta que sur VcKjer romanus, c'est-à-dire sur celle paitie du territoire qui était primitivement alladiée à T'î/r/^.s; le second porta sur des l(>ri'es conquises. Uans le premier, le sol fut distribué enirc les curies, chaque cuiie le di^lriluiiint entir ses (jeiilPH, d'où il vient (jue ces lots conservèrent longtemps les noms des (jenlca romaines; dans le second partage, qui s'ajouta au j)remier, mais qui ne l'annula pas, le sol fut partagé par tètes, virilim. Innovation très gi'ave pour qui connaît les idées des anciens el les règles du droil anticpie. Dans le pre^ mier partage la ]U(qiriélé élait(>ncore familiale; dans le second elle fut individuelle. Nous voyons ainsi se constituer, à qua^ rante ans d'intervalle, les deux sortes de propriétés que l'antiquité a successivement connues. Le peuple romain fut l'un des plus enq)ressés à substituer la propriété piivée à la propriété familiale. De très bonne heure il pratiqua le testament et la vente. Le droit romain conserva qutd(pies traces des anciens principes de la |ii(qiri(''l('' familiale; mais son caractère esseni ici fui de faii'c prévaloii' la proiiriéli' individuelle.

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