I. VI. II. i:,. I.j. IS, 11», -21. -j
;i. Ci's;ir. VI, •>■! : ycqiie quisquam {apud Germanos) fines habel pruprios. Iliiilrin : jVe latos rixE-i parure sludeanl, polenlioresque humitiores possessionibus cxpellant.
'). On l)ii'n le tour de iilirase est équivaleni; I, 5 : tleheiii e linibiis suis exeant. IV. 7i : Qiiuin Suevi Ubios finibus cxpcUere non poluissent. VI. '20 : E.clra fines cujusque cii'italis. V, 20 : Fines retjni sui. V, 27 : Ambiorix tutiim iler per fines snos pulliceri. Par une dcvialion natureliv, fines a signifié, non seulement h:i limiles du leiriloire, mais le teiriloirc lui-nièmc; VI, -42 : Fines Ambiorigis ilepopiilarcnlur.
Ilil OUESTIONS IllSKililQUKS.
de finibus popidorum. S'il no s'esl jwis t"\|>rim('' iiiiisi. c't'sl (ju'il a parlé de limilos dans le sens le plus élroil ilu iikpI.
Cette phrase, x/ de fuibiis contrnrersia esl, que M. de Jiihainville a si étrangeinenl loitiirée, il pouvait la leirouver dans Giccron. Elle v est adssi nml <"i mot. Si de finibus coiitroversia est est au cha[)itre Kl drs Topiques. Voyez s'il se peut agir là de limites de peuples. Cicéi'on, donnant un exemiile d'une définition, écrit : « Quand vous dites si de finibus ronlrocersia est, c'est de limites de propriétés qu'il s'agit visiblement'. »
M. de Jubainvillc ne ]i('ut donc pas se débarrasser comme il le voudrait de la phrase de César. Il ne peut empêcher que César n'ait très nettement signalé chez les Gaulois l'héritage et les limites, c'est-à-dire l'opposé de la communauté des terres. Il réunit d'autre part une série d'arguments (pii lui paraissent démontrer celte indivision du sol chez les Gaulois. Les voici tous : 1° Polybe dit' que les Gaulois d'Italie ne cultivaient ])as la terre; 2° au temps de César, les Helvètes voulurent {|uitter leur pays pour aller s'élaJdir sur un tenitoire meilleur; 5° les Éduens admirent dans leur pays dix mille Boïens et leur donnèrent des terres; 4" il y avait dans le droit gaulois une règle en vertu de laquelle deux époux mettaient en commun une égale partie de leurs biens propres, et exploitaient cela en réservant les revenus, pmir (pie le tout, biens et revenus accumulés, appartînt au sur\ivant. Voilà quatre choses ipii ddivent prouver que la propriété foncière n'existait pas''.
Aucun des quatre arguments ne me paraît avoir celle valeur. Observez-les l'un après l'aulre. I' Le passage de Polybe se rapporte, non aux (iaulois de son temps, mais aux Gaulois qui avaient envahi l'Italie cinq siècles auparavant et qui avaient chassé les Etrusques de la région du Pô. L'historien dit que ces envahisseurs, étant disposés à continuer leurs invasions, ne s'attachèrent pas d'abord au sol, ne le cultivèrent pas.
t. Cicéron, Topica, 10 : Si de liiiibus conbvvcrsia esl, fines aijnntin cssc vide.nlur.