Pnlylic. II
5. ll'Ai'liois (le Juliaiiivilii'. (huis le Compte rendu de l'Académie des Iiisciiplioiis, 1887, tinijjc à part, i-±>.
OniGI.NES ItK L.\ PKOI'RIÉTÉ FONCIÈRE. III
et vécuiriil du |inMliii( di' leurs Inuijioaux. Son ronseignemonl ne se rapporte qu'à un nioiucnt de riii-lulir dr ces (laulois, à ce moment où ils son^'caiiMil à so porlt-r routro l'Ilalie cen- Irale. Il no prouve rien, ni pour les (jaulois en général, ni surt(Uit pour les Gaulois du temps de César.
2" Que les Helvètes voulussent émigrer, cela n'impli([ue pas qu'ils vécussent sous le régime de la communauté des terres. Cela implique seuK'menI (pi'ils préféraient à leur pays âpre et montagneux le doux climat et les plaines fertiles du sud-ouest de la Gaule. N'a-i-on jiiiii;iis \u des paysans propriétaires éniigrer pour chercher ailleurs une propriété plus productive".'
5° Que les Kduens aient appelé dans leur pays dix mille Boïens, cela prouve-t-il (|u'il n'y eût pas de priipri(''lé individuelle chez les Éduens? Nullement. Cette ciritas Jùluorum. qui était considérable cl qui comprenait cin(| de nos départements, pouvait avoir un domaine public assez grand ou |ii)nvail trouver assez de terres vacantes pour y installer dix mille cultivateurs nouveaux. Cette opération, venant surtout après les ravages d'Arioviste, était parfaitement explicable. Elle ne suppose nullement le régime de la communauté des terres.
•i' (juanl à la coutume en vertu de laquelle deux époux mettaient en commun un apport égal et en économisaient les revenus, je ne puis comprendre en quoi elle jirouxe que la propriété n'existait pas. M. de Jubainville s'ingénie à dire que ces apports ne pouvaient pas consister en biens fonciers, « parce (jue les récoltes ne peuvent pas se metli'e en réserve », et ([u'ils devaient consister en troupeaux, parce que les troupeau.v se réservent lieaucoup mieux. Dans son long raisonnement, il n'oublie qu'une chose, c'est qu'on peut vendre des réctdtes et mettre en réserve le produit de cette vente. D'ailleurs, il traduit inexactement ce passage de César : Htijux omnis pecunise friicius servmttur'. Pecunia , ihns la langue du Droit, ne se dit pas seulement de l'argent, ni seulement des biens meubles, mais de toute espèce de biens, y compris la terre'; et fruclm ne signifie pas fruits dans le sens matériel du