‹ Questions historiquesChapitre 71 sur 258 · Arisloiilianc, Les Achariiicns · texte numérisé non relu

Arisloiilianc, Les Achariiicns

)1. [La Cité antique, livre lU, c. 4.|

rOI.YBE 01" LA GRÈCE CONQLISE l'Ail LES ROMAINS. 125

cninail (li's risfjui's. I.'t'sprit de niunioi|);ililL' (Irlnii-iiil nipiiloiiiL'iil ce (juo le iliiii^or cl la [iiikIciuc il'uii iiKimciit axaioiil produit. La Grèce, lonjours lii'^ilaiilc cnln' li' licMiiii d'avoir un |iiMiviiir rciilral cl raiiiniii- de la lihcrlt' [larlicidicro, n'avail jamais pu ni claldii- l'im ni assurer l'aulrc. cl avail toujours llollc culro le morccdlcmcnl et la sujétion.

L'exemple de la Grèce lerail croire volontiers i[u'ancun régime politique n'oUre plu< de dilTicullés <|uc le réuinic niunicipal, cl i|u'utic \illc c^l plus malaisée à gouverner qu'une nation. Sur un théâtre plus étroit, les passions sont plus ardentes, les haines plus personnelles, les ennemis toujours en présence. H faut alm- qu'un peuple -i<\{ licuv fois sage pour qu'il ne soit pas mal gouverné.

Dans loules les villes grecques il y avait deux classes, les riches el les |)auvres. Au temps de Polyhe, l'aristocratie sacerdotale des premiers âges ('■lail ('Icinlc; nulle di^liniiinn di' naissance n'existait plu-; la richesse seule établissait di> classes dans la cit('' '.

La richesse, (pii chez les nations modernes développe l'activité, le traxail, l'intelligence même et les arts, et qui contribue fortement à l'éclat de notre civilisation, enfantait chez les Grecs la corruption et la guerre civile. Chez nous, grâce à une circulation rapide et généralement juste, elle passe du riche au pauvre et du pauvre au riche, courant de main en main et laissant parl(Uil queli|ue bien-être, (loiuuie (dit; est d'ordinaire la récompense du travail, elle excite plus souvent les bonnes passions (jue les mauvaises; elle engendre plutôl l'émulation que la haine, et ne corrompt en génér-al ni li' riche ni le pauvre. .Mais en Grèce l'esclavage la rendait inaccessible au pauvre, et la honte s'attachait dans presque toutes les villes au travail (|ui y aspirait. Il fallait être déjà riidie pour pouvoir s'enrichir. L'argent sipuiineillait. Les riches ne savaient pas le faire couler, parce qu'ils ignoraient toutes les dépenses que le luxe, l'ait ou les usages imposent à nos riches. Les pauvres ne .savaient pas l'attirera eux, parce que leur paresse égalait leur

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