Polvl),-. IV. Il; XXVI, .); XL
'2. Ideiii, XXVlll. 7.
3. Idem, X, -2-2. l'Iularque, Philopémcn. 7. 18. Titc-Livc, XXXIX, 49.
158 QUESTIONS IIISTnRIQUES.
admis, L'inanaicnl Ions les |i(iuv(iiis; elle nommait les magistrats, décidait la jiaix et la gin'irc, et jugeait même au liesoin les stratèges. Mous voyons Aratus a[Jiès une expédition malheureuse se défendre devant le peuple'. Mais l'habileté aristocratique s'était prémunie! contre la dangereuse puissance de cette assemblée. On n'y entrait (|u"à l'âge de trente ans; c'était déjà une garantie : les |ilus remuants étaient écartés. Pour s'y rendre d'ailleurs il lallait quitter sa ville et son travail; peu d'hommes avaient la pensée ou la faculté de le faire. Polybe nous avertit que le peu])le des basses classes s'abstint longtemps d'assister aux assemblées'. La réunion générale n'avait lieu qu'une fois l'an et à une époque fixée. Hors de là, le peuple ne pouvait être convoqué que par un décret des magistrats, et seulement pour un sujet déterminé et indiqué à l'avance. Tant de formalités entraînaient des lenteurs, des embarras; on répugnait à convoquer le peuple. Mous ne voyons d'ailleurs soumettre à ses décisions que les questions de paix, de guérie et d'alliance; tout ce" qui est relatif à la politique intérieure est soigneusement écarté des yeux du peuple. En l'absence de l'assemblée et sans attendre aucunement ses ordres, un sénat composé des délégués des villes juge et expédie toutes les affaires. Le stratège, nommé pour un an, n'est en réalité que le président du sénat et le chef de l'armée. La véritable puissance n'appartient ni à lui ni au peuple, mais au sénat.
Tout cela forme un mélange de démocratie et d'aristocratie, où celle-ci domine, mais sans excès et sans violences.
Cet esprit de sage aristocratie se montre surtout dans la ville arcadienne de Mégalopolis. Elle datait de l'année qui avait suivi la bataille de Leuctres et se trouvait la dernière foiulée des cités grecques. Elle n'avait dans son histoire passée aucun sujet de discordes ni de haines. Son peuple était sage; on ne voyait pas chez lui de partis; pendant les deux siècles de son indépendance il suivit toujours la nu"'me voie, l/aristocratie y fut toujours modérée; la démocratie n'y pénétra jamais. La