Idem, XXXVIII, i
penstV irK|Kiniiiiondas vivait chez tr peuple ; c'est elle qui inspira i'Iiilopémen'.
La cité lie Mi'L^ilopolis ne se ilémentit jamais dans sa haine jtour le parti pojmiaire. (".(inipie toute l'arislociatie de la Grèce, elle se déclara pour l'Iiilippe, jtère d'Alexandre'. Lorsque plus lard l'olvsperchon, en lutte contre Cassandre, souleva dans toules les villes le parli déniocralique, et qu'à son insliiialion la mulliinde déchaînée dans toutes les villes massacra ou exila lis riches, seule Mégalopolis fut exempte de ces trouhles et de ces violences, et resta lidèle à l'aristocratie et à l'amitié de Cassandre. P(dysperchon courut l'assiéger avec toutes ses forces; il ne trouva pas un seul j)artisan dans la ville, et il dut se retirer devant l'accord et l'énergie des citoyens". Mégalopolis comhatlil sans relâche la démocratie ; elle se laissa assiéger par Agis, renverser et hrùler par (lléomène.sans jamais accepter de paix avec les tyrans. Klle fut la première à appeler Anligone Doson dans le Péloponèse, et ce furent ses soldats qui donnèrent an régent de Macédoine sa viclim<' de Sellasie. Polyhe fait d'elle ce rare éloge, que Cléomène n'y avait pas un ami, n'y pouvait pas trouver un traître. Il n'en était pas ainsi dans les autres villes, même de la ligue. Cléomi'ue avait ses partisans dans Argos, dans Trézène, dans Épidaure, dans Corinthe. et jusque dans Sicyone, sous les yeux d'Aratus. C'était j)artout la faction démocratique, à qui il faisait es|)érer une aholition de dettes'.
Mégakqiolis, fondée |)ar Kpaminoiulas pour être la capitale de l'Arcadie, devint la ville la plus importante de la confédération achéenne. .\près Aratus, presque tous les hommes qui ont été à la tète de la ligue étaient nés à .Nfégalopolis. C'est la constance de sa poliliipie, hien plus que sa force matérielle, qui avait fait donnera cette ville la direction de la confédération, et tant qu'elle la conserva, c'est-à-dire jusque vers le li'm|is de la guerre de Persée, elle inspira à l'Achaïeune politique aristocratique.