‹ Questions historiquesChapitre 85 sur 258 · IN.UIic, IX. TA · texte numérisé non relu

IN.UIic, IX. TA

2. Idiiii, IV, .-; IV, !l; \V, 2r. : Wlll, 21. Tilc-Livc, XXXIF, .03.

\m QUESTIONS HISTORIQUES.

ricf, le mépris dos dieux el des seniieiils', on aime à supposer qu'ils no se seraient jamais places à la tèle de la Grèce. Ils n'auraient pas trouvé tant d'amis, s'ils n'avaient eu « des Grecs (pie la langue, et des hommes cpie la iijiui'e' >>. Sous les traits odieux dont leurs ennemis les ont peints, on reconnaît un peuple plus énergique el moins amolli que le reste des Grecs. Comme soldats, ils étaient certainement les premiers de la Grèce; ils l'étaient peut-être aussi comme politiques; car ils furent longtemps les seuls qui compi'irent les vues de Rome, et qui surent lui opposer à la fois du courage et de l'adresse. Polybe prétend que Flamininus délestait leur avidité; il ne détestait que leur force.

Il paraît évident que les Etoliens n'avaient pas pu fonder leur empire par la seule puissance des armes. S'ils dominaient dans un si gi'and nombre de villes, c'est que dans chacune un j)arli les soutenait. C'était le parti populaire. Polybe se garde bien d'insister sur ce point. Il est plus désireux de rendre les Etoliens odieux à' la postérité que de lui laisser voir les causes de leur élévation ; et il aime beaucoup mimix les représenter comme des gens avides qui s'emparent des villes contre les traités, que de nous dire ipi'ils étaient appelés et soutenus |)ar un parti dans ces villes mêmes. Une seule fois il indique l'étroit rapport (|u'il y avait entre le parti populaire de chaque cité et la ligue étolienne, lorsqu'il nous montre la ville de Cios, en Bithynie, à la fois livrée à tous les abus de la démocratie el gouvernée par les Etoliens\ Celle même politi(|ue de ce peuple nous est encore révélée par ce qui se passa à Opunte, en 197 ; la démocratie a[(pela les Etoliens, et la faction des riches les chassa*. Il en était ainsi à Sparte, où le même parti qui renversait les institutions aristocratiques d'Antigone et qui voulait rappeler Cléomène, commentjait par se fortilieren introduisant dans la ville les Etoliens". L'esprit démocratique régnait avec

i. Polybe, II, .5: 11,45; IX, 3S.

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