‹ Questions historiquesChapitre 86 sur 258 · Polvbe, IV, 15; IV · texte numérisé non relu

Polvbe, IV, 15; IV

l'OLYBE OU LA GRKCE CONQUISE PAR LES ROMAINS. H7

force parmi ces monla},martls; raristocratie ou n'existait pas, ou n'osait pas lever la tèle; et ce gouvernement populaire était assez fort ou assez hardi pour dérréter l'abolition des dettes en Élolie', et la faire espérer partout.

Mais si les Étoliens trouvaient dans chaque ville des parli>ans, ils avaient aussi des ennemis dans chacune ; c'est ce qui donna naissjincc à une autre lijrue.

Les premières cités achéennes (|ui se confédérèrent, le firent par haine des Ktolieiis et pour résister à leurs |)illa^es. Ce n'était dansl'orijrine qu'une liirue défensive. Presipn' Imiles les villes du l'éloponèse se trouvaient alors sous la dépendance de (vrans démocrates; tout ce qu'il y avait d'aristocrnlie opprimée tourna les veux vers celle petite coiitëdéralidu lilire (pii surgissait. .\ralus délivra Sicyone, et, pour la mettre à l'ahri des tyrans, l'adjoignit à la ligue. I.e loi de Macédoine, Démétrius, soutenait dans le l'éli(|i()iièse le |)arti de la tyrannie'. Aratus combattit donc les Macédoniens, et leur enleva Corinthc et Mégare. Puis, quand mourut Démétrius laissant un fils mineur, la Macédoine inspira moins de terreur à l'aristocratie, moins de confiance aux tyrans. Plusieurs d'entre eux renoncèrent spontanément au pouvoir; Argos, Hermione et Phlionte furent ainsi agrégées à la ligue. Mais Cléomène, le chef de la démocratie, tint ferme à Sparte. Il y eut ainsi deux puissances en présence dans le Péloponèse, et elles représentaient les deux partis.

Oue le liut priiuipal de la ligue achcennc fût de soutenir l'aristocratie, c'est ce qui ressort de tous les événements. La ligue poursuit partout les tyrans et la démocratie, ne fait ni [»aix ni trêve avec Cléomène, avec Maehanidas, avec Naliis. avec les Etoliens. Si elle veut s'étendre, c'est pour donner aux villes le régime politique dont on jouit en Achaïe. A chaque nouveau membre elle impose ses institutions et ses lois intérimires. Mantinée est. prise, par exemple ; Aratus laisse aux citoyens la vie et les biens, à la condition iju'ils adoptent le régime de l'Achaïe. Polybe reconnaît que la confédération

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