‹ Questions historiquesChapitre 87 sur 258 · Idem, II, 'li · texte numérisé non relu

Idem, II, 'li

148 QUESTIONS lIISTORIQUEf.

Iravaillail à ('loiidre la fdrnii' de i^diivcrnciiiciit qui clail en vijj;uour chez elle, et que souvent même elle employait la l'orce'. Sparte, violemment jointe à la ligue, avait à obéir non seulement aux décrets que la ligue pouvait l'endre sur l'intérêt commun de tous les membres, mais aux magislrats mêmes à qui elle donnait le gouvernement de Sparte".

Ces confédérations difRM'ent beaucoup de celles des siècles précédents. Lorsque après la bataille de Mycale toute la Grèce ionienne se ligua avec Athènes, l'amour de la liberté municipale parut inspirer tous les confédérés. Ni Athènes ne songea d'abord à commander, ni ses alliés à obéir. Chacun fournit un contingent de vaisseaux ou de subsides; chacun envoya ses députés à l'assemblée commune; la gestion du trésor fut confiée aux commissaires désignés par les villes; et par un surcroit de précaution, l'assemblée dut se tenir chaque année dans un terrain neutre, à Délos, ville sacrée. On n'accordait à Athènes, en faveur de sa puissance et de sa vertu, que l'hégémonie, c'est-à-dire le privilège dénommer le général de l'armée alliée et de diriger les opérations militaires. Du reste, la ligue n'avait aucun droit, aucune action, nulle surveillance sur les afi'aires intérieures de chaque ville, et laissait à chacune l'indépendance de son gouvernement. Elle n'existait enfin que contre les ennemis du dehors ; elle n'avait été conclue que pour repousser les Perses.

Il n'en est pas de môme au temps de Polybe : chacun a senti que le gouvernement de la cité devenait difficile et sujet à trop de révolutions; chaque parti a éprouvé sa faiblesse; chacun a compris qu'il se fallait soutenir. On s'est compté, non plus dans chaque ville, mais dans la Grèce entière; on a réuni en faisceau tout ce qu'il y avait de démocratie, tout ce qu'il y avait d'aristocralie, et il s'est formé deux ligues.

Fondées ainsi, non contre un ennemi étranger, mais contre un ennemi intérieur, non pour assurer l'indépendance de la patrie commune, mais pour consolider tel ou tel jiarli, il était

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