‹ Questions historiquesChapitre 88 sur 258 · Idem, WllI · texte numérisé non relu

Idem, WllI

l'OLYBE OU LA GRÈCE CONQIISE l'AR LES ROMALNS. Il»

inévilnble et naluivl (|ii(' leur action s'exerçât surtout sur le l^ouveinemenl intérieur des cités.

C'est ce qui eut lieu, même dans la coniédéialiou achéenne. Celle liirue, dit l'ohlic, n'est pas seulement unie par une alliance offensive et défensive. 'îjy.y.x/ •.•/./•. /.owovia. Toutes les villes qui en font partie obéissent à un slralc<re commun, à un même sénat. Ce n'est pas seulement la fruerre et la politi(|Uf (|ue le pouvoir fédéral dirige : il dispose niènu' de la juslice; toutes les villes reconnaissent un tribunal comniun. Il y a plus : toutes ont mêmes mesures, mêmes poids, mêmes monnaies; elles ont à plus forte raison mêmes lois. Eiiti'crdans la li^iue, c'est accepter son uouvernemenl et ses institutions; elle imj»oseau besoin par la lorce son régime aristocratique. Les villes n'ont pas de linances, pas d'armée particulières ; les impôts se payent à la confédération ; c'est la confédiMation (jui a une armée permanente, et elle l'emploie moins souvent contie l'étranger que contre les villes de la ligue qui tenteraient de changer leur gouvernement. Un jour, trois villes de la ligue, menacées de près par les Éléens et non secourues jiar Aratus, osèrent se défendre elles-mêmes; le fait parait singulier et prescjuc monstrueux à Pohbe'. Toujours les villes s'elliicent ; elles n'ont pas d'iiisloire. parce qu'elles n'ont aucune iinl(|i('iidance et ne \i\enl \i;\> paielles-mêmes. De Mantinée, de Messène, d'Argos, nous savons seulement quand elles entrent dans la ligue ou quand elles s'en séparent; mais tant qu'elles en font partie, elles disparaissent, perdues dans la confédération. L'unité est complète; « la ligue acbéenne, dit Polybe, est une seule ville, à qui il ne man(|ne que d'être enfermée dans une nuMue muraille' ».

Le^ hloiiens étaient plus impérieux encore, et les villes se livraient à eux avec moins de réserve. I.es cités achéennes élaien t du moins égales entre elles et toutes prenaient part aux assemblées générales de la ligue. C'était encore une confédération chez les Acbécns; chez les Étoliens c'était une domination.

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