‹ Questions historiquesChapitre 90 sur 258 · l'oljl.o, V · texte numérisé non relu

l'oljl.o, V

roLviiK 01 LA cnf.c.y. conouisk i'ai; les romains. 153

tiiiit so soumit à lloiiic. AiiivtV d'iiillcurs à un (cl di-j^rv de [luissanco, il lui eût l'allii rniilimici' de vaincre pour se souloiiir. Joint à cela que la démocratie eoniniençail à s'élever dans son sein, plus ambilicnise el plus hardie tpie l'aristocratie. Carlliaf,fe n'élail |ias de force à réprimer s(in p('ii|ili' ni ses généraux, l'die était entraînée, peut-être à son insu, vers l'empire du monde.

Kome y marchait. La v(donté de C(in(|ii(''iir s'empara du peuple romain dès son origine et ne le (|uilla j.imais. Alors i|u'il ne connaissait hors de lui que ses voisins du Latiura, il n"eut pas de repos ipi'il ne les eût domptés. Dès qu'il connaît l'Italie, il ne s'arrête pas (|u'il ne la possède. Ses yeux se portent sur le monde, il y veut régner. IMns tard, maître de la terre civilisée, il aperçut le monde barbare et ne put s'empêcher de tourner ses armes contre lui. Home eut dès son berceau, sans s'en rendre bien compte, la |)ensée de la domination universelle. Klle y tendit avec une volonté assurée, avec suite, avec calme, avec confiance.

La l'ace grecque n'était ainsi entourée que de puissances qui aspiraient à rem|)ire. Elle voyait la domination s'approcher d'elle pas à pas. et n'avait plus qu'à se demandci' (piand et à (pii idle de\ail oiitHr. Dès 217, <iii enlendil ces piiroles dans l'assemblée des Grecs réunis à Naupacte : « Touinez les yeux vers l'Occident : les Homains el les Carthaginois s'y dis|)utent

tout autre choseque l'Italie^ Il S(> l'orme un nuage de ce (('ilt'':

voyez-le grossir ; il va éclater sur la (in're'. » Et plus lard, en 2<17, le- lihndiens disaieni aux Eloliens qui avaient repris les arrncN ciuitre Philippe : •< Vous dites tpie vous combattez pour la liberté de la (irèce; dites mieux : c'est pour son asservissement. Vfms la livrez aux Romains. Laissez-leur seulement le lemp> d'achever leur guerre en Italie, et vous les verrez courir à la conquête de la (îrèce*. » Ainsi les Cirecs étaient bien avertis. Polvbe lemarque (|ue dès 210 les esprits ne donnaient que peu d'attention à ce qui se passait en Grèce'; el à chaque page

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