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156 QUESTIONS M ISTOHIQUES.
I.f- lionimcs les plus homièlL's de la Grèce ont réglé leur piili(ii[iio sur les intérêts de leur faction. Le roi de Macédoine, Démétrius. favorisait la démocratie; Aratus lui lit dinic la •ruerre et lui enleva (iorinlhe. 11 se mit alors dans Falliance, suivant Polybe, dans la dépendance, suivant l'iutarque, des rois d'Egypte; il reçut de l'argent de Ptolémée Philadelphe, et fut pensionné par Ptolémée Évergcle'. Si plus lard il a|)pela Anligone. c'est que le roi d'Egypte et le régent de Macédoine avaient interverti les rôles. Ptolémée, qui au fond n'avait de préférence pour aucun parti et qui ne cherchait qu'à susciter des embarras à la Macédoine, eut un moment plus de confiance dans la démocratie et dans Gléomène et se déclara pour eux^ Antigone par conséquent dut passer du côté de l'aristocratie. Dès lors la ligue achéenne s'empressa d'appeler les Macédoniens, et paya du don de Corinlhe et d'Orchomène l'abaissement de la démocratie spartiate.
Philip|)e resta peu de temps fidèle aux vues d'Antigone. Soit qu'il lût efl'rayé de la puissance de la ligue, soit qu'il vit dans l'expérience des siècles précédents que la royauté pouvait laiiv plu- de fond sur le parti populaire, il abandonna insen- -iblenieiit l'aristocratie. Démétrius de Pharos contribuait à l'écarter d'elle, pensant peut-être, comme Annibal, qu'il n'y avait dans le monde que la démocratie et les rois qui pussent combattre Rome. Aratus essayait de balancer la puissance de riUvrien. L'un voulait que, content de protéger l'aristocratie, Philippe respectât l'indépendance de la Grèce ; l'autre, ipi'avec l'aide de la démocratie il renversât le système fédératif, prît possession de la Grèce et fît la guerre aux Romains* Philippe accueillait les conseils d'Aratus avec i-espect, et suivait ceux de Démétrius. Il dévoila sa nouvelle politique à Messène, en :214. Les deux partis étaient aux mains dans cette ville; Aratus et Philippe y coururent, chacun de son côté; mais Philippe arriva le j)remiri-, et ce fui pour ordonner, ou tout au moins pour [lermcltiv le massacre de l'ari-locralie.
i. PlularqiiL' , Vie de Clàomètic. Cicéron, De offieiis, II, '20. Pausanias,