LA VOCATION 1» I.N FIR M I ERE
la Société de secours aux Hlessés militaires a nianifoslé son action charitable dans douze guerres ou expéditions coloniales. La treizième vient d'éclater '. Eile menace d'être j>lus terrible que celle de Chine ou du Transvaal, et elle va ébranler plus profondément les pays en lutte et d'autres peut-être. Vous vous êtes hâtés, comme de coutume, de proposer votre secours à ceux qui allaient souffrir, et sans doute vous l'avez fait, en celle occasion, avec une (•motion particulière, vous souvenant qu'un des deux pays était lié au notre par une fraternité élroite, par des traités que le malheur rend plus sacrés, et par la sympathie qui les assure. Dans le rapport que vous venez d'entendre, écrit à la française, mélange de crânerie, de politesse et de -•'ntiment, nous avons vu qu'une somme de deux cent cinquante mille francs avait été volée pour les blessés russes et japonais, et que quatre hôpitaux ' omj)lets, de cent lits chacun, avaient été mis à la disposition des deux puissances. Une fois de plus, nous admirons donc la forte organisation et la charité de cette association, qui compte quarante années d'existence; qui a soigné 110000 hommes en 1870; qui est prèle, s'il le fallait, à assurer le «rvice de 2G hôpitaux de campagne, de 80 infirmeries de gare, de 213 hôpitaux auxiliaires du terri-