MT-184T
et.»
ItHfi IIWO IS»,»
te
ii.i
Saiurbcek
i«Ba
ll<.7«iine>rit.illdpls 8T,a» «1.» il
géom. 8«,»7 S0,90 1
EDOUARD DOLLÉANS.
e système des coefficients est d'uoe mise eo pratique difficile ; 'a été appliqué que sous une forme très limitée — celle du rceutage douanier. On n'est pas d'accord sur la question de lîr si ce sjstème donne ounon des résultats seusiblemeni difots de ceux des moyennes simples. Mais ce ne serait pas là raisons suffisantes pour écarter théoriquement les moyennes luées si cette méthode était logiquement la plus conforme, eule conforme, à la constatation ohjective des variations de aleur d'échange de la monnaie, comme la méthode budgé- ; est la mieux adaptée h la découverte des variations du coût la vie. Certains économistes le pensent; M. Walsh croit ne qu'il est impossible de ne pas attribuer sans le vouloir un ficientaux marchandises introduites dans le calcul de l'index ue par conséquent il est préférable d'en donner un choisi le façon consciente et avec soin. D'après cet économiste, le ème des moyennes arithmétiques simples serait toujours un ème de coefficients de hasard, tandis que le sjstème des ennes graduées serait un système de coefficients rationnels, raisons que M. Walsh fait valoir en faveur du système des ficienls sont destinées à montrer que ce système peut seul ner quelque exactitude à la mesure des variations de ta va- ' d'échange de la monnaie. «Quand une classe d'articles varie irix, dit-il, tous les individus de cette classe varient aussi. Si i classe est plus importante qu'une autre, lorsque leurs prix eut, la plus importante représente une variation de plus lités économiques : ta variation de la valeur d'échange de lonnaie dans cette classe est une variation en plus d'unités dans l'autre classe. La valeur particulière d'échange de la loaie dans une classe plus considérable n'est pas nécessaireit une plusbauleou une plus grande valeur d'échange, mais . pour ainsi dire une plus vaste ou plus considérable valeur hange que la valeur d'échange particulière dans une classe i petite. C'est pourquoi la variation de la monnaie dans une )e plus importante doit compter davantage ou, ce qui est la le chose, la variation dans le prix de ta classe la plus îmanle doit compter davantage' ». Autrement dit, lorsqu'une le de marchandises subit une variation de prix, celle varia-
fëiatt, op. oit., p. 80.
LA MONNAIE BT LBS PRIX. 23
(toa seréjvercule sur tous les articles ou unités écouorniques de cette classe; par conséquent lorsqu'une classe est plus importante, comme elle comprend un plus grand nombre d'unités économiques, la monnaie voit varier sa valeur d'échange en uo plus grand nombre d'unités; si la valeur générale d'échange de la monnaie est la somme de ses valeurs particulières d'échange en les différentes marchandises, ses valeurs particulières d'échange en les différentes classes de marchandises doivent entrer dans le total de cette somme pour des quotes-parts proportionnelles k leur importance. M. Walsb en un mol pense que : Une classe plus importante présente aux variations de la valeur d'échange de la moanaieunesurface plus large qu'une classe moins importante.
C'est au point de vue objectif des variations de la valeur d'échange de la monnaie que M. Walsh se place pour démontrer la nécessité du système des coefficients et il semble que nous aurions dû réserver l'étude de ce système pour notre chapitre 11. Nous ne le pensons pas et ceci pour deux raisons.
On peut tout d'abord objecter au système des coefScients que les moyennes simples tiennent compte des écarts existants entre les quantités consommées des différentes marchandises : les prix expriment les rapports entre les intensités finales des besoins et ces besoins sont précisément fonctions des quantités respectivement consommées des différentes marchandises : « Ces quantités jouent un rôle indirect, mais certain, dans l'établissement de toute moyenne de prix ' ».
Il n'est pas besoin d'avoir recours à la théorie de l'utilité finale pour écarter le système des coefficients. Les moyennes simples n'attribuent pas, comme le pense M. Walsh, des coefficients de hasard aux différentes marchandises : au lieu de créer entre celles-ci une inégalité artificielle, elles établissent une rigoureuse égalité. Entre ce principe d'égalité et celui de la représentation proportionnelle, il est nécessaire de choisir. Or la fin que nous poursuivons doit nous faire désirer d'établir entre les marchandises, non une inégalité originaire, mais au contraire ane égalité initiale absolue : au point de départ et de comparaison, dans la formation du pourcentage total de l'année da
' Aupalil, op. cit., p. 101.
,yGoog[c
EDOUARD DOLLtANS.
e, fous les index particuliers doivent avoir anc égale înflueDce Foici pourquoi. Si nous ne procédons pas ainsi, nous avons ince d'être trompés sur l'influence des causes générales de iation par l'influeQce accordée aux causes particulières à laines marchandises. Donner un coefficient & certains prots n'est-ce pas justement renforcer et exagérer l'action des ises qui leur sont spéciales et, par suite, masquer et amoinr l'inlluence des causes générales comme celles qui viennent facteur monétaire? Adopter le système des coerRcients, c'est order aux variations de prix de certaines marchandises une luence prédominante sur le taux de variation du pourcentage il. Au contraire, grftce au principe d'égalité, on donne dans ;alcul du pourcentage total un droit d'influence égal à toutes marchandises, on élimine ainsi ou on neutralise l'action des ises particulières de variation et oo rend prédominante celle causes générales. Le système des coefficients doit donc être rlé de la mesure des variations de la valeur d'échange de la onaie : il reste la formule intégrale de la mesure des variais du coût de la vie.