EDOUARD DOLL&ANS
eclivité pour chaque classe de marchandises pendant les res années et donner à chaque marchandise an coefficient pondant à celte évaluation. Ainsi, par exemple, la dépense Ile du blé est estimée par le Comité à 60.000.000 c et celle riande à 100.000.000 £, soit respectivement 6,5 et 11 p. 0/0 il de toutes les eslimations corrcspoodanteâ pour toutes rchandises enviBagées'.
0, k la méthode de coefScient unique^ Drobish' oppose u double coefficient. Il compare les quantités consommées I première période, multipliées par les prii de la première e, avec les quantités consommées dans la deuxième pémultipllécs par les prix de la deuxième période. Il emploie antités de chaque période séparément; il établit une ne de prix pour chaque période sépan'te d'après les quan* e cette période et compare les moyennes.
it difficile de choisir entre les différents systèmes de coeffiproposés par les partisans de cette méthode; il l'est plus
1, lorsqu'on en a choisi un, de le mettre en pratique. La de des coefficients apparaît comme impraticable, sauf a forme du pourcentage douanier. On a vu déjà quelles Ités rencontrait l'application de la méthode budgétaire envisageait qu'un nombre restreint d'articles et une classe ridus. 11 devient impossible de constater la dépense totale ar la communauté sur chaque article sauf pour quelques Is bruts; il n'existe pas de données statistiques satisfaipermellanl de connaître avec une précision sufGsante la nmation totale d'un pays pour chaque article séparé; il possible de connaître exactement les quantités relatives nmées parce que ces quantités sont continuellement va- I. Aussi, lorsqu'ils veulent appliquer le système des coeffî-
les économistes qui en sont partisans sont obligés de et à leur méthode un certain nombre de produits* ou de
-he, Uber die PreUtMwxckelung der UtiUn Jahre naeh den Hamburger notirungen [Jahrbvcher fur Kat. Œh.-und Slat., 1874). [ndet Numbcra, J)tciionnatre de Palgrave, t. Il, p. 386. ah, op. tit., p. M4.
^ue Psiïche voulut sppllqafr non tjsttnie da coerficients, «u U«tt de 47 arli «ntreient dsDS la composllion da ttt mojennes simples, il n'eo put Mn ans les moyennei graduées que TiagUdeai.
U MONNAIE Err LES PRIX.
restreindre leurs calculs aux articles d'exportation et d'importation, c'esl-à-dire au commerce exlérieur. Le système du pourcentage douanier se trouve être la seule application un peu importante de la méthode de représentation proportionnelle (en dehors des moyennes budgétaires). Le système du pourcentage douanier, appliqué par M. Levasseur dès 1858', repose sur la comparaison de deux évaluations, l'une provisoire et l'autre définitive. Au début de l'année nouvelle, on estime provisoirement la valeur des quantités exportées el importées pendant l'année qui vient de fÎDir d'après les prix de l'année précédente ; k cette évaluation provisoire la commission permanente des valeurs substitue une évaluation définitive.
Les variations proportionnelles entre ces deux évaluations permettent de connaître les variations dans le niveau des prix*. Cest ainsi que M. de Foville, pour la France, a dressé l'index des variations de prix des produits d'importation et d'exportation depuis 1847*; qu'en Angleterre Palgrave a réorganisé les tables de l'Économist en y introduisant un système de coefGrients, chaque article ayant un coefficient conforme à sa part proportionnelle dans le commerce total des 22 articles considérés : par exemple, en 1S73, le commerce pour le coton brut était de 48.000.000 £ et pour l'indigo de 800.000 £ et le commerce total de 306.450.000 £ : le colon reçut un coefOcient de 146 et l'indigo de 6 sur 2.200. Le même économiste a appliqué le système du pourcentage douanier i vingt-deux articles d'après les chiffres de la douane française et pour la période de 4865 à 1886* ; le coeffîcienl donné est proportionnel à l'importance reta-
< Levaitcar, La Qutttion de For, 1658. Déjà Uenr; James (1835) avail comparé les Tilears orDcielles (officiai values) lux râleurs déclarées (declared Talues) pour Il da prix des produits anglais.
» 1901 pir exemple prix de 1900 : 4.115 et 1.166 millions.
soit baisse de T.3t 3.68 millioD!.
* D« FoTÎlle, Le mouvtmtnl da prix dam U eommtrce extérieur de ta France lÉeonomitte frantaù,i jaîllet 1ST9, p. 35; 19 juillet 18T9, p. 6i-fô; 1" noiembre 1879, p. 533*34; 29 «ml 18«2, p. 5(»505; iTjuin 1882, p. I>04).
* PalgraTe, Curraioy and Standard ùf YaVue in England, France, and Indta
EDOUARD DOIJ.AANS.
e des articles d'après l'imporlalioa actuelle eo Praoce de chae article comparée à l'imporlation totale des vingt-deux arles : en 1871 , le blé avait pour coefficient 330 et le beurre 6 ; 1877, le coefficient du blé n'est plus que 166 et celui du urre 17.
Le système du pourcentage douanier n« tient compte que du mmerce international et fait abstraction du commerce inlé- !ur : il n'est donc qu'une application limitée du principe de représentation proportionnelle. Les index, obtenus gr&ce à ce 9cédé, ne reflètent que le mouvement des prix du commerce lérieur d'un pays; ce n'est là qu'une mise en pratique fragmlaire du système des coefficients. Malgré la quasi-impossibié de mise eo pratique intégrale de ce système, il nous faut en visager les résultats et le principe.
Certains économistes pensent que tes moyennes simples et les )yennes graduées donnent des résultats très voisins. Dans ses ivaui sur les fndex Numbers, Ëdgewortb déclare que « la Térence entre les résultats des deux méthodes est moindre 'elle ne semble devoir apparaître à première vue; par exem- > ladlFTéreDce tintre l'index construit par le Comité de laBritish socialion et six autres index ne s'étend pas à plus de 2 à 2 1/2. 1 fait, pour 18S5, avec sept méthodes différentes, on a : 70; ,6; 63; 69; 72;72;.69,5' •>. De même Sauerbeck ne conte pas une grande différence entre les résultats des moyennes ithmétiques simples et ceux des moyennes graduées'; on n'en lève point non plus de très considérables, sauf pour l'année 68, dans la comparaison faite par Paasche et que nous donns ci-contre ainsi que celle de Palgrave et celle de Sauerbeck. r contre, Walsh estime ces différences assez importantes pour irer l'attention et il relève dans l'index de Palgrave un écart 12 0/0 entre la moyenne simple et la moyenne graduée : eni 1880 et 1881, par exemple, la moyenne simple indique une
I the raies of txoKange hexwttn ihtse Countriei {Sitmorandum laid bafort Royal Commitsion on DtpreiHon of Tradt and Indttilry, 1886. ThinJ Report
wndit B, p. .^12-390).
Mémorandum on the oeairaei/ of the propoied ealoutationt of Indtx .V. M-
hed m tht Iteport of the Britûh Aisocialion for 1888. p. ïll. Index Numhers of pricei. Economie Journal, juin 1895.
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baisse de 6 0/0 el la moyenne graduée une hausse de 4 0/0, soit unécarlde 120/0'.
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