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CHAPITRE II

Les Index deatlBes à mesurer les variations de la valenr générale

d'Acbange de la monnaie et le principe

de l'AgalltA Initiale absolue entre les marchandises.

L'étude critique des iadex, qui ont pour objet de mesurer les TsrialïoDS du coût de la vie, a permis de mettre en relief l'opposition qui existe entre cette première catégorie d'index « à (in sociale » et les index << à ûa objective ». Les index, destinés à dégager l'influence d'un facteur général de haussé ou de baisse et à mesurer les variations dé ta valeur générale d'échange de la monnaie, ne doivent pas être établis d'après les mêmes procédés que les index à An sociale ; là représentation proportionnelle, principe fondamental de ces derniers, n'est pas conforme à la fin objective des autres index et doit être remplacée par une égalité initiale absolue.

Mais il ne suffit pas de dire que les index, destinés à mesurer les variations du mouvement général des prix, doivent être construits à l'aide de moyennes simples, et non de moyennes gra* duées reposant sur le système des coefficients ou la méthode budgétaire ; il faut encore examiner les différentes critiques qui ont été faites aux procédés d'établissement de ces moyennes simples et qui peuvent se grouper tous ces cinq chefs :

r Choix de l'année de base ; 2* choix et nombre des produits; 3* choix des prix ; 4* omission d'un certain nombre de prix et de catégories de produits importants; S" enfin inégalité initiale des différents prix et répercussion de cette inégalité sur le taux de Taristion du pourcentage total.

EDOUARD DOLLËAN8.

- Choix de l'annie de bas».

loii de l'année de base a une grande importance : selon est une année de hauts ou de bas prîi, l'année de base, de point de comparaison, Tait paraître plus forte la hausse lisse qui suit. Aussi est-ce l'une des critiques qui ont été es aui indei numbers que le choix, comme terme de aison, d'une année ou d'une période anormale. M. de Fo- >areiemple, reproche iSauerbeck d'avoir adopté comme e comparaison la période de 1867-1877 qui est une période s prix : la période choisie comme année de base fait res- )arce que période de hausse, une baisse subséquente plus rable. M. Bourguin d'autre part reproche à Sœlbeer pris comme base de pourcentage une période de baisse : ser, dans ses Matériaux, relève les prii de 100 articles >ourg et de li articles anglais d'exportation; mais, pour ses rudes numbers, il prend comme base la mojeone des is la période I8i7-1850qui est justement celle de la plus dépression du siècle avant la période qui commence en I. Le choix de l'anuée de base explique en partie les nces considérables que présentent les index de Sœtbeer luerbeck : en 1867, l'index Sauerbeck marque 100 tandis dex Sœtbeer marque 124,44; en 1673, Index Sauerbeck dex Sœtbeer, 138,28; en 1879, Index Sauerbeck, 83 et M 17,10.

lée de base doit être une année normale aRn de ne pas le résultat de la comparaison, en accentuant la variation isant apparaître soit une hausse soit une baisse plus coules.

B. — Choix de* produits.

riqueuieut pour obtenir avec une complète exactitude le fient général des prix et l'expression des variations de la générale d'échange de la monnaie, k une certaine place

iTilIt, • Une période normale conititue un meilleur point de repira riode de cherU... Or, avant et sarlaut aprie la guerre fraDco-allemiiide, rtguait mr toui lei marchai et H. Sauerbeck ayant mil là aon 100, la a loiTi paraît plu» forte qu'elle ne fut réellement •. B. P. juin 19DI1. uÎD, op, oit., p. tu.

et i un certain moment, il faudrait tenir compte de tous les produits qui s'échangent, à la méqie place et au même moment, sur le marché considéré. Mais, pratiquement, cette «xigence d'une rigoureuse exactitude rencontre des difficultés insurmontables, non seulement parce que, pour beaucoupde produits, les données statistiques manquent, mais parce que, suivant le caprice de la mode ou le progrès des inventions techniques, certains articles changent, non seulement de nom et de qualité, mais de matière et de Torme et sont remplacés par des articles tout nouveaux. Aussi s'est-on toujours borné à choisir un certain nombre de marchandises dont la moyenne des prix est supposée représenter l'ensemble des prix. Le choix de ces marchandises « représentatives » a donné lieu aux critiques suivantes :

1* On a critiqué la réapparition des mêmes produits sous diverses dénominations ou différents états : par exemple, l'index de TEconomist, dans une liste de 22 prix, comprend quatre fois le coton : colon de Surate, coton de Peroambuco, fil et toile de coton. C'est afin de remédier à ce vice qu'en corrigeant l'index de l'Ecooomist Bourne a donné pour le coton un seul pris, la moyenne entre les quatre cotes*.

2° L'introduction de produits, dont les prix sont sujets à des causes spéciales ou exceptionnelles de variation, peut Tausser la moyenne : ainsi, pendant la guerre de sécession, la hausse du coton, compté quatre Tois dans l'index de TËconomist, exagéra le mouvement ascensionnel général des prix.

3* L'exactitude de l'index peut être aussi viciée par l'introductioo de produits peu importants et l'oubli de produits de grande importance, levons, par exemple, oublie la houille, le café et les pommes de terre tandis qu'il fait figurer dans l'index l'indigo, le bois de campèche et le poivre noir de Malabar.

Od doit tenir compte de toutes ces critiques; le choix des articles devrait se faire, dans la mesure du possible, d'après les règles suivantes :

1* Les articles choisis doivent appartenir à des groupes et catégories différents de produits afin que les forces qui affectent certains groupes ne soient pas seules représentées, prépondérantes ou exclues.

1 JaToni compta aussi Iroit fait le coton et deux espaces d'huiles.

„Googlc

EDOUARD IWLLËANS.

' Ces produits doivent èlre non seulemeol des produits reientatifs, mais des produits simples et Foogibles, afia que ■9 ()pix ae reflètent pas une influence limitée à une qualité 1 un étroit marché, une inÛuence eiciusiTemenl spécifique ocale'.

' Ces produits doivent èlre des produits dont les pris soient ipendanls les uns des autres et ne soient pas soumis k des ses exceptionnelles de variation.

,nfin, Il est nécessaire d'exclure de l'index les produits com- Lcs, les classes de produits trop différents les uns des autre» |ualité ou de volume. Il convient de ne pas introduire plurs fois les mêmes articles, à l'état de produit brut d'abord, ) à celui de produit manufacturé et même aussi à celui de duit semi-ouvré, tandis que d'autres articles n'apparaissent jne seule fois.

« choix des produits n'a pas une moins grande influence sur pourcentage total d'accroissement ou de diminution que li de l'année de hase. M. de Foville remarque par exemple i'ÎDdes dressé par M. Bourguin marque entre 1669 et 1893 0/0 de baisse ; » Il suffit, dit-il, d'ajouter à ta liste de Bourguin le cacao et le café pour réduire le taux de la baisse 1869-1893 à 11.6 0/0. Voilà le càié faible des index num- !». Il nous semble qu'il est surtout nécessaire que le nombre articles qui entrent dans le calcul de l'index soit assez con- Table pour donner à la moyenne obtenue un caractère relenlatifet général. Avec 144 et 90 articles, les index Sœlbeer 'alkner sont ceux qui paraissent, à ce point de vue, tes plus ifaisants.

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