C.-S. — nr.yt Ulfaiuib
que celle du mêlai qui la compose. Pour aboatir à ua lel résultat, il faut permettre au gouTeruement seul d'augmeuter ou de diminuer la monnaie en circulation, suivant les besoins du commerce et du public.
Avec le droit de frappe libre, accordé aux particuliers, la valeur intriDsèque de la monnaie varie. Comme d'autre part sa valeur nominale reste la même et comme c'est elle qui joue le rôle d'étalon de valeur, il en résulte une hausse ou une baisse correspondante des prix qu'elle sert à déterminer. Bien des crises sont provoquées par de telles variations monétaires, indépendamment de toute cause purement économique. La politique monétaire a ainsi une influence profonde sur toute l'économie d'un pays. Il importe, avant de prendre parti, d'en bien déterminer les répercussions.
La question qui se pose en fait est celle de savoir si un État doit admettre comme étalon monétaire l'or et l'argent, ou Tun de ces deux métaux seulement. Monométallisme oti bimétallisme : tels sont les deux termes du problème. Certes il existe h peu près partout de l'or et de l'argent dans la circulation : ces deux métaux répondent à des besoins trop différents pour n'être pas indispensables l'un et l'autre. Le problème consiste à déterminer le rôle de chacun. L'argent doit-il être seulement une monnaie divisionnaire, n'ajanl qu'un pouvoir libératoire limité? Faut-il l'admettre au contraire avec l'or, ou même seul, comme monnaie légale, .comme étalon, avec force libératoire absolue? Tout le système monétaire d'un pays dépend de la solution donnée h ces questions.
Aujourd'hui les pays munomctaltistes-argeat ont à peu près disparu. La lutte est circonscrite entre le monométallisme-or et le bimétallisme, c'est-à-dire, l'admission des deux métaux comme étalon. C'est aiusi que la question «'est présentée aux États-Unis, en Allemagne, en France, au Mexique et dans presque tous les pays. Le bimétallisme nécessite l'existence des deux métaux servant tous deux d'étalon, avec un rapport fixe entre eux. Ils doivent pouvoir être frappés librement et avoir force libératoire absolue.
Au premier abord, le bimétallisme semble irrationnel. De même qu'on ne conçoit pas deux unités démesure des longueurs, de même on ne voit pas comment deux étalons de valeur peu-