CHAPITRE IV
Les coDférences, Internationales.
Plusieurs conférences internationales ant été réunies sur l'iniliative des États-Unis ou de la France. Dans toutes, dans tes conférences de 1878 el de l88t, ainsi que dans le congrès de 1889, comme dans la conférence de Bruxelles de 1893, on se heurta à l'opposition absolue de l'Angleterre dont la situation financière primordiale rend pourtant l'adliésion indispensable. '
Il est nécessaire de suivre ces diverses conférences pour dégager la position prise par chaque pays et constater l'impossibilité d'aboutU à une enteote internationale, même limitée à quelques États. Si l'accord est déjà difficile sur le principe même du bimétallisme, il devient en effet presque impossible sur les détails d'application, en particulier sur le rapport à admettre entre les deux métaux.
La Commission américaine de 1876 aboutit, comme on sait, à im double rapport. Celui de ta majorité demandait la remonétisation de l'argent. Le résultat fut le vote du Bland bill. La loi du 28 février 1H78, qui l'établissait, imposait, dans sa section 2, au Président de la République des Étals-Unis, d'iaviler les membres de l'Union latine et les autres nations intéressées à une conférence internationale qui se réunit, en effet, à Paris, le tO août 1878, sous la présidence de M. Léon Say. Les délégués américains demandèrent que les États présents admissent par voie d'entenle internationale, la frappe libre de l'argent et son emploi monétaire illimité, avec un pouvoir libératoire absolu, au même litre que l'or. Les représentants de la Suisse, de la Belgique et de la Norvège combaltirent celle proposition. M. Goschen déclara, un nom de l'Angleterre, que son Gouvernement ne consentirait pas h une modification de son système monétaire. L'Al-