‹ Questions monétaires contemporainesChapitre 145 sur 238 · I.A .CIKCUI.ATION F]DUCIA(RK Er I.KS CRISES DU ClUNOE · texte numérisé non relu

I.A .CIKCUI.ATION F]DUCIA(RK Er I.KS CRISES DU ClUNOE

Pour liquider la dette de l'Élal, le ministre proposait d<;; lecourir à un emppiinl extérieur de 6i4 millioas, dont le service serait assure par les économies réalisées par la suppression du cours forcé, par la diminution de 19 millions sur les pensions, et au be«oîa par les encédenls budgétaires.

Le solide réquisitoire de M. Magliani montre bien la faiblesse des raisons invoquées en faveur du maintien du cours forcé, raisons qui cacbatent des intérêts peu avouables nés de l'exploitation de la spéculation sur la monnaie dépréciée ; par la simplicité du remèdeproposé, leprojet de ISSOprouve combien lasolution delà crise italienne était facile; les éléments en étaient fort bien définis, et il suffisait de la volonté tiien manifeste de l'Elal pour en sortir. Le public italien avait une suffisante habitude de la circulation depapier pourqu'unapprovisionnementen espèces relalivemenl faible rendit aux billets toute leur valeur. La facilité même de la solution élail un danger, et la suite des événements devait le prouver, car on se crut trop vite dispensé de précautions pourtant essentielles.

La loi du 7 avril 1881 abolit le cours forcé et dissout le Consorzio des Banques, en décidant l'emprunt projeté. 44 millions devaient être remboursés à la Banque nationale, en écbange d'un prêt en or; 600 millions étaient consacrés fi racheter des billets. Il en resterait 340 millions en circulation, sous forme de billets d'État de 5 et 1 0 lires, convertibles en espèces métalliques dans onze grandes villes du royaume, et dont l'amortissemeot serait effectué à l'aide des excédents futurs des budgets. On supprime toutes les petites coupures de 0,50, 1 et 2 lires.

L'emprunt fut réalisé à Londres dans de bonnes conditions, et ta transformation de la circulation s'opéra régulièrement, sans difficultés; deux ans après, l'approvisionnement'd'or étanl effectué, la loi du 1" mars 1883 décida la reprise des paiements en espèces. On avait évalué, en 1881, le stock monétaire métallique de rilalie à 319 millions; de 1875 à 1881 , on avait frappé 38 millions d'or seulement, et 141 d'argent. Dans la seule année 1882, on frappa 139 millions d'or, en vue de la reprise des paiements ; la frappe des monnaies d'argent était arrêtée dans l'Union latine, et on ne frappa que îî millions de pièces divisionnaires. Au moment de la reprise des paiements, en 1883, on évaluait le stock métallique à 1.150 millions, dont 780 mil-

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]ions d'or, provenant surtout de l'emprunt; l'encaisse des Banques en retenait 319 millions, dont220 millionsd'or. Le change, qui était encore de 11,19 en 1879, tombait à 0,28 en 1881, remontait légèrement à 1,27 en 1882, et en 1883, par l'afûui des espèces, s'élevait à 0,85 ea faveur de l'Italie; c'était la fin de la crise.

Cours da change pendant la première crise.

ASNÉKS.

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