‹ Questions monétaires contemporainesChapitre 147 sur 238 · S7M MU · texte numérisé non relu

S7M MU

En même temps, s'opérait la régularisation de la circulation des banques; des retraits imj)ortants ont été effectués; mais la quantité de billets en circulation n'a diminué d'une façon absolue quejusqu'en 1696; car depuis, la circulation a nécessité des émissions uonvelles. Ces émissions récentes ont été justifiées par la rareté du numéraire et le grand développement économique (le ces dernières années; aussi la monnaie des banques, tout en ajant augmente, répond plusexactementaux besoinsdu marché; de 1.069 millionsen 1896,elleatteint 1.181 millions en 1899. La loi du 9 octobre 1900, dite loi codifiée des Banques, fi\e un nouveau maximum légal de t. 010 millions pour les trois instituts, maximum qui devra être réduit graduellement jusqu'à 864 millions, l-a réserve métallique, qui peut comprendre aussi certaines valeurs étrangères, est nxée à 40 0/0; cette loi reproduit, sauT de légères difTérences, les dispositions de !a loi de 1893, sur les taxes de circulation extraordinaire et les prêts au Trésor. Les énormes immobilisations, causes de la crise de 1893, ont été pendant la période de 189o à 1902, réduites de 4;>7 millions à 162, et garanties de plus par une réserve spéciale de 60 millions.

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LA CIRCUI,ATIO^ KlDUÇIAtRE El lES CRISES DU CHANQB.

Circulation fiduciaire des trois Banques

(au 31 décembre).

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L'Élat avait mis h proGt l'application du décret sur le paiement en or des droils de douane, si discuté au moment de sa promulgalion,pourcoDStituer d'importantes réserves métalliques en vue de la reprisé des paiements en espèces, et pour régler les intérêts de la dette payables à l'étranger. Les douanes avaient Tourni au Trésor les quantités suivantes d'espèces, or, ou argent de l'Union latine échangeable contre de l'or :

lies paiements étrangers de l'État avaient diminué dans une forte proportion par le fait du rapatriement progressif des litres de la rente italienne placée à l'étranger. Les intérêts payables h l'eiitérieur avaient subi une décroissance presque constante depuis 1892-93; ils avaient diminué de 122 millions, sans que le chiffre total des intérêts de la dette variât sensiblement (de ili h 466 millions).

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E. FOCHIER.

Intérêts payés à l'étranger.

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La première cause de ce rapatriement a été le décret du l"juin 189i, établissant l'affidaTil pour les porteurs étrangers; on reprenait un procédé déjà employé en 1873, pour empêcher l'exportation des coupons par les nationaux au moment du paiement en vue de bénéficier du change. Dès la première année, celte mesure faisait baisser les paiemenlsextérieurs de 33 millions. Puis, s'ajouta la désaffection des porteurs étrangers pour des titres, qui étant donné la situation financière douteuse de l'Italie, ne leur inspiraient plus toute confiance. Ce n'est que dans les dernières années que les importations de titres répondent & un accroissement de la fortune italienne; dans les premiers temps, les grosses exportations de numéraire nécessitées par le rachat eurent tout d'abord une influence fâcheuse sur le change ; on ne peut considérer les avantages de la rentrée des titres qu'au bout d'une certaine période; on voit d'ailleurs que les rentrées ont subi un temps d'arrêt, pour reprendre en 1898 avec la prospérité économique.

Quant à la balance commerciale de l'Italie, si elle est restée constamment défavorable, du moins a-t-elle subi des transformations importantes qui, en déGnilîve, la rendent beaucoup moins désavantageuse. Il faut remarquer un fait particulièrement intéressant; c'est l'influence qu'ont eue les relations franco-italiennes sur les progrès commerciaux de l'Italie ; de 48S7 à 1688, par suite de la rupture avec la France, le commerce extérieur tombe de 2.606 millions à 2.065 millions. Les exportations italiennes vont tomberde 1 .002 millions à 891, et ce n'est quesept ans après, en 1894, qu'elles atteindront par un lent progrèsleur niveau antérieur (1.020 millions); elles progressent lenlemenljusqu'en 1897, et il paraitbien.àla lenteur de cette évolution, que l'exportation n'a pas, autantqu*on l'aprétendu, profité du change défavo-

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rable; lesimportalioDs en ont subi beaucoup plus profondément l'inQuence. Le déficit de la balance commerciale, considérable jusqu'en 1893, diinioue sensiblement entre 1893 et 4897; il a été, au total, de J. 832 millions pourtessix ans de (a première période, de 444 seulement pour (es quatre ans de la seconde. C'estalor!! que M. Luzzatti compléta son œuvre financière par la conclusion de la paix commerciale avec la France ; ce rapprochement, intervenu le 21 novembre 1898, eut pour effet immédiat d'abaisser le change de 8,S7 à 6,40. Il eut pour résultat durable un essor nouveau du commerce cstérieur; les exportations italiennes, de 1.091 millions en 1897, passeatà 1.203 en 1898, et atteignent 1.472 en 1902, date du retour du change au pair, gagnant près de 400 midions en cinq ans (exportations en France : 116 (1897), 146(1898), 168 (1902)); les importations, de même, montent de 1.191 millions (1897)à 1.413 (1898) et à 1.77a en 1902. Quoique le déficit de la balancesoitencore de 1.292 millions pources cinq ans, la moyenne annuelle est bien moins forte, absolument et relativement, que dans les années qui ont précédé et préparé la crise.

Un ensemble de conditions très favorables s'est donc trouvé constitué; en décenibre 1901, M.di Broglio, ministre du Trésor, coDstatait dans son exposé financier la situation prospère des finances italiennes; pour la quatrième fois, on obtenait un excédent budgétaire sérieux (68 millions en 1900-1901) malgré des dépenses exceptionnelles pour les chemins de fer et l'expédition de Chine.

Le Trésor possédait de fortes réserves métalliques fournies par les recettes des douanes, que l'on conservait pour les verser dans la circulation après retrait du papier d'État; les banques tendaient à rapprocher leurs émissions de la limite normale. Peu de mois après, l'Italie recueillait le bénéfice de la sage politique des dernières années et retrouvait, avec plus de sécurité qu'en 1883, l'or au pair; en août 1902, on signalait comme un événement notable la réduction du changea 0,80, et, en octobre, il atteignait le pair, autour duquel depuis il n'a cessé d'osciller dans des limites normales.

Le pair a été atteint et conservé malgré une circulation de papier d'État et des Banques, encore élevée ; la circulation effective contient encore très peu de numéraire; le stock monétaire est toujours très faible. En fait on trouve dans 1^ circula-

lion courante tes raonoaies divisionnaires d'argent, qui depuis leur nation alisalioQ en 1893 ne s'exportent plus dans t'Unioo latise, puis les billets d'Ëtat de 5, 10, ou 25 lires, et les billets des Banques pour des valeurs supérieures; le stock d'or (730 millions environ en 1903) est tenu en réserve par le Trésor et les fianques jusqu'à la régularisation complète de la circulation de papier.

Les cours du change, pendant la seconde crise italienne, ont varié dans des limites assez étendues :

Courfi du change.

ANNÉES

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