‹ Questions monétaires contemporainesChapitre 148 sur 238 · KM · texte numérisé non relu

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On est frappé, au cours de la seconde comme de la première crise ilaiienne, de la sensibilité du change et des variations rapides et considérables de son taux; ce fait démontre combien, en Italie, les causes morales, les facteurs psychologiques ont eu plus d'inQuence que les faits matériels sur la dépréciation du papier-monnaie; les événements de la politique intérieure et extérieure se sont reflétés très exactement dans le change, et la vraie cause du retour au pair de l'or a été la solidité du crédit italien, résultant de l'habile gestion des derniers ministres; le stock de papier a diminué dans de faibles proportions, le stock métallique a augmenté, mais ne circule presque pas; la balance des comptes s'est améliorée, mais on calculait déjà, d'après une enquête des ministres des Finances et des Postes faite au cours de la crise, que les envois annuels des émigrants et les

LA ciRcui^noN fiducijUre et les crises du change. 469 dépenses des étrangers s'élevaient à environ 1 milliard, et saflisaient à couvrir les paiements extérieurs de l'Italie; c'est donc, pendant longtemps, à la défiance du public possesseur d'espèces, et à la spéculation que t'oo a dit la prime du change. Pour conserver sa situation intacte, l'Italie doit d'ailleurs user de beaucoup de prudence, ne pas lancer trop précipitamment ses réserves d'or dans la circulation ; elles pourraient disparaître h nouveau ; il y a un danger à ne posséder qu'un stock métallique restreint ; le pays est ainsi à la merci d'une période de règlements internationaux défavorables, pendant laquelle une parlie de sa monnaie émigré, tandis que l'autre se cache : c'a été le cas de l'Italie au cours des deux crises que nous venons d'examiner, et pour assurer l'avenir elle doit se prémunir contre ce risque.

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