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CHAPITRE II BIstopique du papier-monnaie en Hosaie

C'est en 1768 que « l'assignat » parut, pour la première fois, en Russie, et ce nouvel instrument d'échange fut accueilli avec faveur : il fit même prime, parce que la monnaie habituelle étant

< Cet historique ne comportera psi l'éDOiicJ de tous la* oukases monétaires rosses. Uo» telle énamâralion aurait été fastidieuse et aurait pent-étre rendu sourent cet exposé peu clair. — Il est pourtant aaseî; aisé (et nous l'avons fait pour notre usage pecsonniïl) d'eo dresser une liiile à peu près complète, à Tsido du livre de Deminy (Recueil des oukases monétaires de 1649 à 1631) et de In publication du Recueil do Ministère des FinaDces Busses pai-u en 1865(Toluine III] sous ladirectian du comte de Caacrine. — Le Iravail que nous nous proposons de faire, a surtout pour but, d» bien montrer les différentes phases, qu'a suiTiea la réforme oionétaire mM«.

bV COURS FORCÉ EN RUSSIE BT EN AUTRICHE. 5^3

la moDDaie de cuiTre, on voyait avec plaisir circuler un inslruineot d'échange plus commode et moins lourd, et offrant tout autant de garanties, les- assignats étant, au début, couverts en métal, et n'ayant ni cours légal ni cours forcé. Le cliiB're maximum qu'ils devaient atteindre était de 20 millions de roubles'.

Mais, en 1786, survint la guerre de Turquie, et te Gouvernement crut pouvoir trouver, dans de nouvf^lles émissions, le complément de ressources qui lui était nécessaire, et le maximum de iacirculation fut quintuplé, et porté à 100 millions de roubles. La surabondance de monnaie de papier, mise ainsi en circulation, au monrent même où le crédit de la Russie se trouvait ébranlé par une guerre, amena rapidement la dépréciation; alors qu'en 4788, avec une circulation de 40 millions de roubles-papier, le rouble argent valait, en papier, 143 copecks', en 1790, avec une circulation de 100 millions de roubles-papier, le rouble-argent s'échangeait contre US copecks-papier;en 1796 son cours monta à I i7 copecks, la circulation s'étant élevée à 150 millions de roubles: c'était donc une dépréciation, en moins de 15 ans, de 50 0/0'.

Cependant, l'état de guerre, d'agitation, qui, del79S à 1815 fut, pour toute l'Europe, l'état normal, devait exiger de nouvelles émissions, et en 1810 il y avait en circulation pour plus de 700 millions de roubles-crédit*, n'ayant, d'ailleurs, ni cours forcé

< Oukase du 10 jentier 1774.

■ La ralsui' Donsale du rouble est de 100 copecks.

» Voir à ce sujet l'article do 'Wolowski, dans la Reme des Deux-Mondes du 15 janvier 18Gi (p. 430 et suiT.), duquel nous extrajons le tableau suivant, sur la circulation monéiaice entre 1738 et 1796.

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leur nominale du rouble est de 4 francs, cela 1 France, lors de la guerre de 1870, la ciccula-

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ni cours légal. A ce moment, le rouble-papier ne valait plus ^(le 25 capecks! L'empereur Alexandre I" voulut réagir. Par différents oukases, il s'engagea à ne plus faire de nouvelles émissions : il tenta même un emprunt de consolidation, en même temps qu'il détruisit pour 5 millions de roubles-papier. — Cependant, en 1812, commença la campagne de Russie, et ce fût encore an papier-monnaie, que le Gouvernement dut avoir recours, -pour se procurer les moyens de poursuivre la lutte. Et, pour la première fois, en 1812', l'assignat fut doté du caractère de monnaie légale, avec Torce libératoire : en 1815,1e montant total des émissions, dépassait 850 millions de roubles*. '

Après la paix, en 1817, le Gouvernement résolut de remédier à un tel état de cboses, si préjudiciable à tant de points de vue, et le procédé qui lui parut le plus simple, fui de reconnaître franchemcnl, comme dette d'Étal perpétuelle, toute la partie de ces émissions, qui dépassait les besoins de la circulation. Dans ce but, on émit un emprunt payable en assignats, autrement dit, on transforma une dette ne portant pas intérêt, en une autre, rapportant un intérêt*; mais

lion n'alleignit jamais la limite de 3.1!00.000.000d«frtncs, flxéeparl» loi du 15 juillet 1S72.

< Oukaiedu 9avrU 1812.

- Voici, d'aillsura, le montant total des émissioas faites sous l'Empire, d'apiAs le livre de M. Brjeaki, cil* parle BuUeiinriisae de staiistigue, 2> édition (1900), p. 10.

ANNÉBS.

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