‹ Questions monétaires contemporainesChapitre 162 sur 238 · es · texte numérisé non relu

es

îto.flie.iM

lAoe

îr.MO^BW

IM^JM^Ôlo

3S}.iN.«at

laoî

6S.8JS.7aO

tu.ioi.wo

ÎkIs

loî^rom

HÏ.ÏM.400

«.7Bl.liOO

7Be.US.tK»

B)s.m.7oo

SM.OOO.OOO

s, la loi du 19déceinbce ilSQ. fliaïl, pour Usas

,yGoog[c

l'abolition du cours force en RUSSIE ET EN AUTRICHE. 525

la nécessité de payer, en or, les intérêts de ces premiers emprunts, obligea le GouvernemeDl à recoarir à de iiouveaui emprunts or k l'étranger, et, par suite, les chaires de l'Étal menaçaient de s'augmenter, d'une façon à peu près indéfinie, ' chaque emprunt nécessitant un nouvel emprunt, pour assurer le service des intérêts. Néanmoins, on parvint à réduire ainsi d' 1/3 la circulation fiduciaire, qui, en 1824, atteignait encore 600 millions dé roubles, avec une dépréciation des3/4 environ de la valeur nominale.

C'est alors que le financier Gancrine, se rendant compte des. dangers de ces emprunts successifs, résolut de consolider cette dépréciation, de l'accepter comme légitime : c'était pour l'Étal une faillite partielle'. Trois ordres de mesures furent prises'.

D'abord en 4827, on accepta, pour le paiement des impMs, le rouble-papier, sur les bases de 27,7/9 copecks pour un roublepapier, soit 3 roubles 60 copecks pour 1 rouble-at^ent*.

En 1839oD fit plus: on étendit aux particuliers ces règles, et le prix du rouble-argent fut fixé d'une manière invariable, et pour tout l'Empire, ii 3 roubles SO papier.

Enfin, troisième phase, eo t8i3', on décida de remplacer ces roubles-assignats par des billets de crédit, gagés sur le domaine public, et devant avoir la même valeur que le roublc-ai^ent.

téttt ds & 0/0, qui fut rédalt le 17 avril 1790 à 3 0/0, — et compUtemsDt supprimé le 8 octobre 1790.

■ Seule peut-être des nation», ayant eu recours au papier-monnaie, l'Angleterre ne connut pas ces faillites parcelles. — V. pour la France la loi du !1 mai 1797 et, pour l'Autriche, les ddcrcts de 1816, qui eurent pour résultat, de conaolider au t/& la valeur du florin-papier.

> Ce fut,a-t-on dit, un drame financier en 3 actes (Voir nalaminent i ce sujet la i^omtnunicalion de M. BsQalovicb, dans le Journal de la Société de itatUtigae de Paru, année 1896, p. iR7).

> Et sur le marclié libre la dépréciation était beaucoup plus considérable : le rouble-argent valait environ 4 roubles SOcopecks-papiar.

• Oukase du 1" juin 1843.

» C'est de la même f*i;on, qu'en France, oa râmpla{a,en 1796, les assignats par des mandats territoriaux, gagés sur les biens nelionam encore disponibles (on échangeait 30 assignats contre un mandat lerritorial).

En Autriche, le décret du SO février 1811, décida de même, l'échange dea • billets debanque* (Banco-Zeltei; coatre dea ~ billets de retrait» (EiQlosuDgsscheine), sarla base de i billets de banque pourl billet de retrait. Plus tard, on ajouta même â ces billets de retrait, • des billets d'an (icipa tien ■■, garantis par certains impôts qu'on devait établir, et dont le produit escompté d'avance, devait servir do canlionncment à ces nouveaux billets. Voir page 562.

BiuD plus, on augmenla la garaotie, eu créaat uoe encaisse mélallique, qu'oa oe cessa pas d'augmeoter, si biea que, au comtnencemeDl de l'aDoée 1848, il y avait en circulation environ 230 millions de roubles-crédit, garantis par plus de 100 millions de roubles métalliques'. Aussi le cours du rouble-crédit s'éleva-t-il à 99,5 copecks métalliques ; — pourtant en 1847, ta balance du commerce fui défavorable, et on exporta, pour plus de 15 millions d'or, à l'étranger'.

• Ponp donnar une id^e de l'importance de cette gar8ntie, il faut se rappflar qu'en France, en 187!, le nombre dea billets émis éUit de 2.4M.0Î9.880 pour une encaisse totale à la Banque de 634.000.000. Or, cette encaisse, gerantisiail uoa seulamenl las bi Uets en court, mais tout le portefeuille et les comptes coaranta. En Bussie,au !•' janTÎer 1891 (au moment de la réforme), il y avait poar nue cîrcalatioQ effectire d'un peu plus de i milliard de roubles-papier, une r^serre deSOO millions de roubles métalliques (d'après les cbiffres cités par Lorini, • La réforme monétaire de la Russie ', tableau XVI). Voir pae'eB iOO et suIt.

* Voici, â'aiUears, d'après Lorici, op. cif. , tableauXVI, les mouvements généraux de la balance du commerce, entre 1845 et 1660 e( d'après là Bulletin de atatiuigiie et de législation comparée, année 1686, pages 3SZ et 333, les mouTemenls géDèFSQZ du rouble-crédit, de la circulation, et du fonda d'échange dans cette mïme pé-

ASSiEO.

Page 1