PN DU COURS ?ORCË EN RUSSIE ET EN AUTRICHE
L'apport des douanes, dans la recoasUtution du stock d'or russe, constituait, on le voit, un appoint d'une certaine imporlaocef mais insuTûsant Jiéanmoing, aussi le GouVeraenieat se vit-il coDtraint de recourir à l'emprunt.
De 1889 à 1894 on (it, à l'eitéfieur, 5 emprunts 4 0/0, en roublesor, représentant un capital nominal de 454.300.000 roubles, et 2 emprunts 3 0/0, représentant un capital nominal de 165 millions de roubles, puis eo 1896, sous le ministère de Witte, un nouvel emprunt 3 0/0, de 100 millions de roubles, qui fut couvert 17 fois sur les marcbés de Paris et de Berlin. Mais, si ces emprunts faisaient rentrer de l'or dans la circulation, une faible partie seulement fut affectée à l'augmeotation du fonds de réserve. La plupart de ces sommes, un effet, servit au développement do l'outillage économique : la Russie, nation jeune, n'ayant pas, derrière elle, de longues années d'épargne, ne pouvait se procurer, qu'au dehors, les fonds nécessaires pour donner, à son réseau de chemins de fer, l'extension qu'on rêvait; et cela, d'autant plus, que l'industrie naissante avait besoin, pour se développer, de tous les capitaux disponibles dans l'intérieur du pays, de sorte que, si le Gouvernement n'avait pas cherché, à' l'étranger, l'argent dont il manquait, on auraitobtenu un résultat doublement fàcheui : celui de la hausse du taux de l'intérêt, et de l'absorblion, par l'État, d'une importante partie du capital circulant. Ceci, explique que, sur les 700.000.000 (environ) de roubles empruntés, 226.300.000 seulement, servirent à augmenter le fonds de réserve. 11 faut d'ailleurs tenir compte du fait, que le service des intérêts de tels emprunts, 'exige annuellement la sortie d'une cei'taine quantité d'or. Ainsi, d'une enquête faite en 1894, il résulte, qu'on a dû payer en or pour intérêts' :