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[Dans ces calcula n'entre pas le domaine agricole, fort important, et comprenant de tris nombreuses forïla en exploitation).
> L'exempte de la France semble donner un démenti i notre assertion. Mais, son rAle ï la lin du xtiû* siècle, tient k des circonslances exceptionnelles. D'autre part on ne pourrait comparer le rOlo que joaait In crédit en 1790, i celui qa'iljooe dtna les sociétés actaelles.
l'abolition du cours forcé £N RUSSIE ET EN AUTRICHE. 5Sft
aidés, par des circoDSfaaces économiquea, partie ulièremeat heureuses ■.
Que cet effort ait été de très loague durée, cela n'a rien qui doive nous surprendre. Une telle réForme, en effet, passe nécessairement par un grand nombre de phase?, avant de pouvoir être accomplie, et en Russie, où l'instruction est peu répandue, le mouvement des idées est généralement lent. Mais, même lorsqu'un gouvernement a résolu de revenir à une circulation monétaire saine, cela ne, lui est pas toujours possible : pour réussir, il Faut, commencer par améliorer la situation économique du pays, et cela ne se décrète pas, — tout au plus une politique sage peut-elle y aider. Le Gouvernement russe a été bien servi par les circonstances : le moment, où la réforme était prête à entrer dans la période d'exécution, correspond à une époque de prospérité universelle, et aucune guerre ne vint troubler l'exécution du plan, si difficile à mener & bonne Bo.
Ces circonstances heureuses, te ministre des Finances a compris qu'il ne les retrouverait pas aisément, et cela explique sa politique actuelle, et l'opposition qu'il a faite à ta création de papier-monnaie, spécial à la guerre contre le Japon. Certes la situation monétaire de la Russie, est maintenant assez satisfaisante, pour qu'il ait été possible de se permettre une légère infractionà l'oukase du 25 août 1897; mais, en une pareille matière, il faut être bien certain de l'avenir, pour ne pas subir l'entraînement fatal, et ne pas abuserde ce moyen si commode de se , procurer des ressources; sans doute, la France, au moment de la guerre de 1870, a pu recouriràdes émissions supplémentaires de billets de banque, mais nous n'étions pas, alors, dans la situation où se trouve aujourd'hui la Russie. Chez nous, L'expérience du papier- monnaie avait été d'assez courte durée; elle remontait à près d'un siècle, et ses fâcheuses conséquences étaient oubliées d'un public, qui n'avait jamais eu à en souffrir. La Russie, au contraire, sort à peine de sa crise monétaire, dont la génération actuelle a supporté les effets, et elle a mis près d'un siècle à revenir à une circulation saine : on ne pouvait pas ris-
■ 11 ne faudrait pas non plu oublier que l'eiemple de la RuHiie, qui s'est tdo cootralnte d'adopter l'élaloD d'or, constitoe, pour les partisans du manomitalUanicor, un argument d'une impottance certaine.
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