CHAPITRE III
HMorfqae dn papter-Boonale ca Avtrtelw.
1,1! |rii|ii('r>inonnaic (!ul, en Aulriclie, des origiDes assez nii-iiiiiKi'ii. ICn 1701, le ministre des Fioances* voulut permettre, iiiiK fifilitH ca|iituliNle>, de participer aux emprunts, afin d'en iiidi'i- II) ptiia'iiinnt, et d'en obtenir un classemenl plus rapide. Aiioxl, ('i'<^'i l-on, dus coupures de 25 et de 100 Qorins*, portant, nu (tut, un (iil>l('au indiquant, jour par jour, leur valeur d'après lu rriiiiiluiitdo l'inlùrAl Ocliu, intérêt calculé sur le taux de 6 0/0. Ilii'iiliM, ci't fortes (Ut lions du Trésor circulèrent, comme de la niiuiiiaio, t'I ri'la d'autant plus facilement, {joe les caisses publi- \\\w*. (Muiciil li'uuei* do les recevoir, pour leur valeur intégrale, liilt'rtMn l'oiiipria.
I, \\\\f l><iiiitP riri'ulalion raon^Uirc, n'est qu'un des «témeiiU qai vi-nMit d'un» II* liun. 111*19 r'ost ud ^l^meal presque inditpaïuable, ' inri'iiUlion iii<,>ii,!t*iM e»t l'iDdicu d'un naaqae d« ugcsse et de Iv tK'UM>rnriuFi)l, cVal \t plus soutuit un de ce$ signes q[iu per^ .»ti,|u(>r ui)i< ni*UTai4e gi^'^iion fln*aci^rt. Si !u 1-11 .io ti' >1 11-1 |:I^«it «Ion les fla*nM«. I «l'i'ivviiiialii nuent S Ir. ».
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C'était donc biea du papier-moanaie, que l'on avait ainsi mis en circulation, avec cette sorte d'agffraTation, touterois, que ce papier-moanaie, dès son origine, n'avait pas une valeur fixe, mais une valeur variant jour par jour. On conçoit, avec quelle faveur devaient être accueillis ces bons, qui constituaient une véritable monDaied'Klat, et une monnaie rapportant un iotérêt; mais le Gouvernement s'aperçul, assez rapidement, du danger que présentait une telle méthode, et bientôt il supprima tout intérêt, et établit des coupures de 5, 10, 25, 50 et tOO florins; dès lors, le papier-monnaie entrait définitivement dans la cJrculatioa monétaire autrichienne : il devait falloir, près d'un siècle, pour revenir à une circulation monétairç saine !
Au début, ce papier, qui n'avait pas cours forcé, qui était peu abondant, fut aisément accepté, si bien que le ministre des Finances lit une seconde émission en 1769, puis une troisième en 1771. Néanmoins, la confiance dans le papier-monnaie ne s'ébranla pas, et le commerce continua de recevoir cette nouvelle monnaie, qui facilitait singulièrement les transactions; mais, dès 178o, le Gouvernement, engagé dans la guerre contre la France, et voyant ses besoins s'accroître constamment, peVdit toute mesure, et recourut d'une façon si continue aux émissions d'assignats, qu'en 1796, il y en avait en circulation pour près de 50 millions de florins' : la conséquence fut une première dépréciation, et dès le courant de 1796, la prime de l'argent s'éleva à 0,2S 0/0, c'est-à-dire que, moyennant 100 florins-argent, on obtenait 100 florins 1/4 papier. On crut pouvoir enrayer cette dépréciation, en décrétant le cours forcé : le résultat fut, naturellement, le contraire de ce qu'on attendait, et la dépréciation s'accentua très rapidement, en même temps d'ailleurs que le Gouvernement, obligé de faire face aux nécessités de la guerre, augmentait le chiffre de ses émissions; en 1800, la dépréciation dépassait 15 0/0, avec une circulation de plus de 200 millions de florins. Le ministre des Finances, se souvenant de la facilité avec
< Exactement 16.S00.O00 florini (d'après de Miilinoa, Let finaneet de CAulrlehe, 18:5, p. 124 et 9uiv.). Or, cos 50 raillions de florins, rontenviroo 135 mimons de notre monnaie : on peut considârer ce chiffre comme étant assez modeste, surtout lorsqu'on le compare à celui de nos assignats, dont la première émisiian, seule, s'usl 41evée à 400 millions de francs (avec, il est Trai, la garantie des biens nationaux). C.-S. — Paul C«keii. 36
M* PAUL CiMSX.
laquelle, moins de 10 aiu aopuaTant. toos les billets étaient absori>é« par U cireolalion monélaire. opéra rrreair à an tel eut de cbo<es. en créant des billets de I et de 3 Sonns. qin permettaient, â cette nooTelle monnaie de papier, de mien se plier aai différents besoins de la cîrcnlation. Ce remède eol, quelque temps, un hearenx effet, et entre ISOO et 1801 '. la dépréciation dn papier-monnaie ne sobit ancoD changement, bien que, pendant ce temps, la circulation do papier-monnaie ait augmenté de 60 million» de florins. Mai< celte situation ne se maintint pas longtemps, et la ebate de la valeur du billet s*accclêra rapidement, sous l'iafinence d'un très grand nombre de drcooslances. D*abord, les nécessités de soutenir la latte cootre la France, contraignirent le GooTememeal à de nombreuses émissioas, et ainsi, la circulalîon fiduciaire, passa de 200 millions de florins. a<i commencement de 1800, k (00 millions, i U fin de 1805. — En outre, la paix de LuDérille*, le traité de Presbourg*. en enlevant k l'Autriche de nombreuses proTinces\ earenl pour résultat, de faire rentrer en Autriche, tous les billets qui circolaienl dans les provinces perdues, et par conséquent, la quantité de billets CD circnlation, se trouva trop abondante, pour an pays
' Voici. d'tpT-:* le livre cite de De Mu^ioea p. 1S5 . le* tableau des dèpiteùtkiBS el de U <:[r:u:3U'ia fîjjâaire. eotre I7'J6 el ISll.
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• Ce» Irailés enleTgîenl, t l'Autricho, toutes le» provinces iUlisiuies (Totcane, Piimont, Venise) avec, ea plus, la Dalmatie.
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diminué. — D'un autre côté, la loi de Gresham produisit ses effets ordinaires, et la disparition du numéraire contribua, naturellement, à précipiter cette baisse du papier-monnaie. — Enfin, il ne faut pas oublier, que la France, dont le rôle fut, à cette époque, si considérable dans le monde, venait de faire une expérience désastreuse des assignais, et ce souyenir, si récent, n'était pas de nature à inspirer confiance aux porteurs de billets.
Dès 4806, le florin-assignat avait perdu ta moitié de sa valeur; de nombreux proiets furent alors mis en avant, pour rétablir, dans les finances, l'ordre indispensable, mais la guerre se poursuivant, il fallut, quand même, continuer les émissions, et à la fin de 1811, le florin ne valait plus que le 1/12 de sa valeur, et se dépréciait tous les jours : la circulation était alors supérieure à 1 milliard de florins. Il est assez intéressant de noter ici, que, souvent, ces émissions ne se faisaient pas directement; c'est ainsi, par exemple, que le Gouvernement ayant décrété la remise au Trésor de tous les objets d'argent ou d'or (vaisselle, bijoux, vases sacrés...] existant dans TEmpire, on décida de payer les propriétaires de ces objets, soit en obligations de l'empruot-lolerie émis eo 1810, soit en billets d'Étal, sur la base de 3 florins-papier, pour une valeur de 1 florin-métal.
Une telle situation, qui paralysait tout commerce, tout effort, qui causait la ruine de tous, he pouvait se prolonger. Profitant de la paix, l'Empereur François I" réunit, à Vienne, une commission de délégués, chargée de découvrir le remède indispensable. Et le seul moyen qu'on crut pouvoir adopter, ce fut de décider le remplacement des billets de banque, par des billets, dits de remboursement (Einiôsungsscheine), sur la base de cinq billets de banque, pour 1 billet de retrait, autrement dit, c'était une faillite de 4/5. Ces billets de remboursement étaient garantis par la valeur de tous les biens ecclésiastiques', que l'on devait
> 11 es\ iriQtJle de rappeler ici, l'idonlité dea phases, par lesquelles sont passées la France, la Bassie et l'Aalriclie.
L'eipérience des mandats territoriaux n'avait pourtant, chez nous, qu'assez mé' diocrement réossi, et leur valeur s'était trouvée bienlCt aussi réduite que celle des assignats eui-memes : el cependant, moins de 15 ans après, lAutriche recourt à ce remtde, si peu efScace cbez nous ; cela montre bien l'unité, an quelque sorte, rte la marche de l'évolution, que doit snbir un pays, pour sortir d'un régima de
Rappelons aussi, qu'en Autriche celte faillite sur le papier-monnaie, fut accompagnée d'une faillite sur la dette perpétuelle, dont les intérêts furent réduits de 500/0.
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Teodre, afin de reinellre du numéraire en circolatioa, et de ramener les QouTeaux billets au pair, ~- ce qui paraissait d'aalaot plus facile, que la valeur des billets en circalalioD. se trouvait diminuée des 4 5'. Mais, en Autriche comme en France, lt;5 billet« de remboursement subirent le eoii des autres billets, et su déprécièrent immédiatement. D'ailleurs, dès 1812, la guerre recommença, et force fut de recourir de nouteau à rémission de papier-monnaie ; de 212 millions (environ) de florins eu 1811 (déduction comprise), la valeur des billets en cours, s*éleva à prêâ de 639 millions, en 1816, et naturellement la dépréciation s'augmenta considérablement; alors qu'en 1812, le billet (le rcmboor^emeol ne perdait que 37 0.0 de sa râleur, en 1816', il perd plus des 2 3. Ces billets d'ailleurs, n'étaient plus, eu [larli*.-, dos lîinlusungsscheine, que de nom. Comme on n'avait plus aucun gagea offrir, on mil un circulation d'anciens billels ;Ganco-Zellel), qu'on échangea easuile contre des EîDloBiingSïcbeine, garantis par les im[iôU futurs, escomptés pour les 12 années à venir (Loi du lo avril 1813). En oulre, à partir de 181^, le Gouvernement avait fait ses émissions sans en prévenir le public, espérant ainsi éviter la dêprécialion trop rapide de sou papier.
Dès la paix conclue, il parut indispensable de réagir éoergiquemcut contre un semblable régime, qui paraivsait, dans le pa\5, tout commerce, et avait causé d'ioDombrables ruines. El le remède, là aussi, parut ôlre dans la création d'une banque uationale, substituant son crédit à celui de l'ËIat, offrant des garanties sérieuses contre les abus d'émissions, capable, en un mol, de faire renaître la confiance nécessaire, pour fixer le cours du papier-nionnaie, et rétablir une circulation saine.
Toutefois. OD essaja, auparavant, de fixer, par décret le coars
1 Kilï se Irouvail ramenée, eisclement, i 212.160.000 florins.
1 Voici les coure du papier et les momement» de la circulalioD fiduciaire, d« 181Î
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