‹ Questions monétaires contemporainesChapitre 195 sur 238 · PAIX AU>LA*K · texte numérisé non relu

PAIX AU>LA*K

UB ra[i|>ort tUMe eolrrr l'or et l'aient, le (JonTcmemeot d« l'Iofl* et le ftODrememeot de Sa Majesté eoeDurraient uw grave reitpffiualiilité ea aéif-liçeaot de recoarir au movetis légitimes pour obtenir ce résultat >.

L'iie tmlulioD îaleraatîoaaie. tant désirée. D'iatervenant pas, U politique moaêtaire de l'Inde s'oriente, h DOBveaD, vers le mooométalliamc or en raed'oliteoir cette stalHlité indispeasabie dans Ikk relatioiiKdu change. Cette idée on la trouve nettement exprimée, dès 1891, notamment dans l'exposé budgétaire de Sir D. Barfour,

« Tant qu'on peut espérer, disait-il, un règlement satisfaisant de la question, il est préférable que l'Inde conserve son système monétaire actuel. Mais il en serait tout autrement si les Etats- Unis abandonnaient l'argent. Il y aurait lieu d'esaminer, alors, si l'Inde ne devrait pas fermer ses Hdtels des monnaies à la frappe de ce métal. J'i-udme qu'en au de nécexsité, l'adoption de fêta- Ion d'or pour flude conutiluerait une saye mesure.

LcH risques et les sacrilices seraient tout d'abord considérables, mais toute solution nette serait préférable aux fluctuations violcnteM et continuelles du change et à la perspective d'une baisse indéfinie du métal blanc. Si les États-Unis renoncent à lélalon d'argpnt, le mal sera trop grand pour qu'on puisse y rrniôdicr par de simples palliatifs, et le Gouvernement de l'Iode, f(»r<«^ d'opter entre une opération difficile et une maladie chronique, frra minij' d'nilopter t'ilalon d'or au taux du change du Jour où la dt'ciaion sera prise, <jue d'essayer de relever les cours des monnaies d'aryent ».

Lu IK92, rin<lo envoya des représentants à la conférence de Bruxelles réunie pour étudier les moyens propres & augmenter l'utilisalionde Tar^xiit dans la circulation monétaire.

Dès le 18 février 1892, alors que fut projetée la réunion d'une conférence iiilernationnie, la Chambre de commerce' du Bengale déclarait qu'il était impossible pour les gens d'affaires d'avoir qufiquc confiance dans la valeur future de la roupie. Il était eMiimé que cet élat de rlioso!!, constituait un obstacle !;érieux à l'exportation de capitaux en Inde et i^ toute entreprise sérieuse, " tlint it was ini|)ossible for men of business to feel any confidence in the future value of the rupee, and they believe that sucli a slale of tliini;'s restricts the investment of capital in

this couatry and seriously hampers Icgitimate enterprise ».

Si la Conférence de Bruxelles tie donnait pas le résultat désiré, le comité de la Chambre de eommet-ce invitait le Gouvernement de l'Inde à étudier sérieusement l'introductioD d'un « gold standard » en Inde. L'association commerciale de Calcutta discutait également la question.

Dans une dépêche du 23 mars 1892, le Gouvernement de rindc insistait auprès du Secrétaire d'Etat pour qu'il appuie tout projet que pourraient faire les Etats-Unis ou tout autre Etat en vue du règlement de la question de l'argent par un accord international.

Ënlin le 21 Juin 1892 le vice-roi des Indes, lord Landdowe, d'accord avec son ministre des Finances, sir D. lîarbour adresse au Gouvernement de la métropole, une dépêche ainsi conçue : « S'il devient évident que la Conférence internationale n'aboutissait pas et si un accord direct entre l'Inde et les Etats Unis ne pouvait êtr-c conclu, le Gouvernement de l'Inde fermerait aussitôt ses Hôtels de monnaie à la frappe libre de l'argent et prendrait ses dispositions pour l'introduction de l'étalon d'or, « shoutd at once close ils mints to Ihe free coinage of silver and make arrangements for the introduction of a gold standard ».

Dans un télégramme du 22 janvier 1893 il faisait l'exposé de son projet. H tendait à déclarer les pièces d'or anglaises " légal tendcr »en Inde sur le pied minimum de 13 1/3 roupies pour u» souverain soit 18 d. par roupie. Mais on lit également que " the ■ power to admit soverlngs as légal tender migbt be of use as (1 measurc, at intérim, but it need not be put into force except « in case of neccssity ».

Ainsi ce ne devait être qu'une mesure provisoire. En principe des nouvelles pièces d'or seraient frappées. Leurs poids et titre seraient déterminés de façon à leur donner une valeur sterling, correspondante au rapport adopté entre le souverain et la roupie d'argent. Le change anglo-indien serait ainsi fixé. La moyerine des cours serait prise pour base.

g 2. — Commission Herstkell et réforme monétaire de iS93.

Dès le 21 octobre 1892 Kimberley, alors secrétaire d'État de l'Inde, avait soumis le projet à une commission présidée par

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