‹ Questions monétaires contemporainesChapitre 199 sur 238 · ET EK CHINE · texte numérisé non relu

ET EK CHINE

Dès le début de notre occupation, les quettlions moQétaires n'avaient cessé de préoccU|)cr les pouvoirs publics. Mais, depuis {[uelques anoées surtout, le problème œoDétaire de l'Indo-Chine se pose avec une acuité particulière. Les causes en sont multiples.

La réforme de l'Inde, que nous venons d'étudier, ainsi que celle du Japon avaient déjà produit une certaine émotiou dans le monde colonial et financier. Mais, c'est un décret du 35 novembre 1902 — introduisant, ce qu'on a appelé : l'étalon d'or au Siam — qui fit jeter le cri d'alarme à M. François Deloncle. Il y voyait une entreprise hostile envers la France. Au même momenl, on parlait déjà fortement de rétablissement de mesures semblables ponr les Philippines et les Détroits.

Le Me?(ique, inquiété également par la baisse persistante de l'argent, s'émeut et s'engage déjà dana l'ornière qui devait hier te conduire au même but.

Devant de pareilles révolutions monétaires réalisées ou projetées, devant la baisse continue de l'argent — que les nécesiùtés du paiement en or de l'indeinnité chinoise ne faisaieot qu'accentuer — les pouvoirs publics de la Métropole sortent de leur inaction, calment les émotions, tranquillisent les esprits et promettent d'étudier la question.

A cet effet, le 10 décembre 1902, le ministre des Colonies, d'accord avec son collègue des Finances, nomme une commission interministérielle. L'ouverture d'une enquête est décidée. Une sous commission en est chargée.

Cette seconde partie doit être consacrée à l'étudq de ce problème monétaire. Mais encore faut-il. au préHiable, connaître le système monétaire qui l'a engendré. Comme l'Indo-Chine ne vit pas dans un isolement complet, il importe de rechercher comment ses voisins, avec lesquels elle a des relations commerciales, ayant, comme elle, une monnaie d'argent, ont résolu les difficultés que la baisse de ce métal a fait naître.

L'appréciation des diverses solutions proposées pour notre colonie en sera plus aisée.

Notre premier chapitre traitera donc du régime monétaire en Indo-Chine. Dans le suivant, nous posei-ons le problème monétaire qui préoccupe non seulement notre colonie, mais tous les pays asiatiques ayant encore une monnaie d'argent. Nous serons ainsi amenés dans un troisième chapitre à examiner, rapidement, les solutions qui ont été adoptées ou propo.'^ées au Japon, au Siam, aux Philippines, dans les Détroits, en Chine : autant d'Etats qui sont aux portes de l'Indo-Cbine et avec lesquels celle-ci entretient des relations commerciales. EnBn, notre dernier chapitre sera réservé à l'étude des solutions proposées pour notre colonie d'Extrême-Orient. Leur appréciation préparera notre conclusion.

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