‹ Questions monétaires contemporainesChapitre 209 sur 238 · CHINE · texte numérisé non relu

CHINE

L'uD des moyens les plus sûrs poui' évaluer le degré de civilisation d'un pays, c'est de considérer son étalon monétaire. Le passage de la fève ou du coquillage au cuivre, marque un degré de civilisation, celui du cuivre à l'argent indique un degré supérieur, celui de l'aident à l'or est le signe d'une civilisation plus parfaite encore. Si l'on applique ce critérium à ta Chine, l'on verra que ces trois degrés de civilisation coexistent. En effet, dans certaines parties de la Chine intérieure, on peut voir, que la période du troc, qui est la forme la plus rudimentaire de l'échange, n'a pas encore disparu complètement. Quant à la seconde forme de civilisation qui consiste dans le choix d'une marchandise nécessaire et utile k plusieurs groupes humains, comme mesure approximative de la valeur des autres marchandises, on la rencontre dans plusieurs provinces : les bouteilles vides, le thé et l'opium, jouent, suivant les localités, le rôle de commune valeur des autres marchandises. Cette monnaie première fait place dans l'évolution de la civilisation à une monnaie de poids, de qualité et de dimensions déterminés; ce sont les métaux précieux qui furent, considérés comme les plus pro- (ires à remplir les conditions d'une monnaie de valeur plus parfaite, et parmi les métaux, c'est le cuivre qui servit le premier d'intermédiaire des échanges et marqua la troisième phase

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