CHAPITRE PREMIER
Les caractères o4nérauz de la produetlon de l'or.
De tous les métaux, l'or est l'un des moins abondants et des plus répandus dans la nature ; on le trouve dans les terrains de tous les Âges et sur |lous les continents; mais les régions dans lesquelles il est susceptible d'une exploitation lucrative ont été pendant longtemps très rares et le sont encore aujourd'hui, quoique i un moindre degré. Il existe dans la nature sous deux formes principales : l'or tie filon inclus dans des roches de composition diverse, habituellement de quartz, à l'intérieur desquelles, il est mélangé ou combiné avec des sulfures métalliques, le plus souvent des sulfures de fer oxjdés ou non par l'humidité suivant la profondeur ' où on les prend, et l'or de placer qui n'est que du minerai de Bloo fortement oxydé, désagrégé par l'action de l'eau, eotraloé et amassé par elle sous forme de dépôts plus ou moins considérables*. L'industrie aurifère, suivant qu'elle s'applique â l'une ou h l'aulre de ces catégories de minerai, revêt nalureilement des formes très différentes. Encore ne faut-il pas s'en tenir à cette classification simpliste, car à l'irrégularité près, qui est la caractéristique commune de tous les gisements d'or, rien ne ressemble moins à un filon qu'un autre filon, ni à uo placer qu'un autre placer. Il y a des filons riches ou pauvres, larges ou étroits, durs ou tendres, pénétrant dans le sol perpen-
< Le minerai non oij'dé est d'un trai[em«nt beaucoup plus difficile. — Il exige J'emploi des méthodes spéciale» qui n'ont éUdécouTertei qu'en 1887. — Cf. plailoiu pour le TransTaal.
* Dam les plac«rt et à l'aMeurement des Blons, l'or, dibarrasié des suirurei par rozjdalioD, se présente à l'état libre sous Tonne de poudre d'or, de peiUettes ou petits morceaux de métal et enfin de pépites dout le poids peut dépasser <K) kilo- Ifrainines, — Les pépites les plus grosses ont été trouTéesen Californie et on Austnlie.
LA PRODUCTION DE l'oR. '139 ■
diculairement ou obliquement, parfois même superposés*. Ceux d'Australie sonl prodigieusemeot irréguliers, coupés el iulerrompus de cent façons, mais d'une teneur moyenne très haute. Ceux du Transvaal sont d'une teneur relatÎTemenl plus régulière mais beaucoup plus pauvres, etc. De même il existe des placers enfouis dans les rivières, d'autres, comme en Califoraie et au KIondyke, disposés en terrasses aux Qancs des coteaux, d'autres encore, comme en Sibérie, enfoncés en terrain plat et humide sous des couches stériles plus ou moins épaisses. Il faut tenir compte, en outre, de la diversité des milieux économiques et sociaux oÎLse développe l'industrie aurifère. Ici, comme en Sibérie, au KIoudjke, dans l'Alaska, la température très basse paralyse le travail pendant la plus grande partie de l'année et met le chercheur d'or aux prises avec un sol perpétuellement gelé k de grandes profondeurs; là, comme en Australie, l'industrie aurifère se développe dans des déserts torrides, où l'eau fait complètement défaut. Dans certaines régions, telles que les États-Unis, la maind'œuvre est abondante et active; dans d'autres, comme au Transvaal, elle est rare et inexpérimentée. Les voies de communication, les subsistances, le combustible et tous les avantages attachés à une civilisation développée sont aussi très inégalement répartis : ainsi l'industrie aurifère des États-Unis s'est appuyée dès ses premiers pas sur une civilisation très progressive et déjà ancienne; celle de l'Auslralasie a dû, dans certaines régions, par exemple dans l'Ouest-Australien, constituer de toutes pièces le milieu économique nécessaire à son développement; celle de de la Sibérie se développe dans un milieu traditionaliste à évolution lente, qui entrave son essor.
On conçoit que l'industrie aurifère, obligée de se plier à la nature variable du minerai, aux diversités du climat, du milieu économique el social, ait revêtu, suivant les pays, des formes dlCTérentes, que Qous décrirons d'ailleurs plus loin; toutefois, si, négligeant les particularités régionales ou locales, qui, au reste, n'excluent pas de grandes analogies dans les procédés techniques, nous étudions, dans le temps, les transformations de l'industrie aurifère, nous y constalons partout la même tendance,
■ Lat filons du TransTul oat uae diraclion oblique, ceux de 11 NouTelle^osie (Ctoada) *ont luperpoMi d'une f «cou toute paitlculîâre.
plus OU moins accentuée suivaat que le milieu l'encourage ou I entrave, mais qui, parloul, conduit à subsliluer aux méthodes rudimenlaires de la petite production les procédés plus scientifiques et plus puissants de la grande production concentrée. Celle évolution, opérée sous l'i nfluence des causes très générales qui, au cours du xix' siècle, ont poussé dans la même voie toutes les industries humaines, est à peine esquissée en Sibérie où l'on ne trouve encore que la petite et la moyenne industrie; elle est plus accentuée en Australie, où se développe, ù côté de petites et de moyennes entreprises, la grande production la plus perfectionnée. L'évolution çst plus marquée encore au\ Etals-Unis et au Canada dans le sens de la concentration. Enlin elle est pleinement achevée au Transvaal où laconcentration est poussée jusqu'au trust. Ajoutons qu'un très grand nombre de centres miniers secondaires, tels que ceux du Mexique, de l'Inde, de la péninsule malaise, de laRhodésie, en sont à la même étape que les États-Unis ou l'Australie; quelques autres, comme ceux de la Guyane, de Madagascar, etc., sont au niveau de la Sibérie. Nous sommes donc en présence d'une évolution très générale que le temps ne fera qu'accentuer partout où des obstacles infranchissables ne s'y opposeront pas. Étudions-la dans ses manifestations et ses conséquences.
La substitution de la grande production à la petite et sa concentration ont eu, dans lous les domaines de l'activité économique, pour mobile et pour résultat, d'une part, d'augmenter la puissance productive de l'industrie en améliorant ses procédés techniques et en lui fournissant des moyens plus puissants de les mettre en œuvre, de l'autre de faire subir aux frais de production des réductions, qui, sous l'influence de la concurrence, ont entraîné un abaissement graduel des prix de vente. La réalisation de ces effets ordinaires de l'évolution économique se heurtait dans le domaine de l'industrie aurifère à des obstacles multiples : le premier, qui est commun à toutes les industries cxtraclives, mais qui, dans l'industrie aurifère, prend une importance exceptionnelle, est la grande rareté de la matière première; le seco&d consiste dans une particularité de la constitution du minera) : la concentration du métal par masses plus ou moins irrégulièrement distribuées, au-dessous et au delà desquelles la teneur décroît progressivement jusqu'aux limites du gisement,
LA PRODUCTION DE LOR. lil
particulièrement dans le sens de la profondeur'. Ainsi l'extension de la production est gênée par la rareté du minerai et la réductioD des frais qui pourrait résulter de cette extension, quand elle est possible, est menacée sinon entravée par la teneur décroissanle. Eii(in,leproducteur d'or, jouissant pour l'écoulement de son produit d'un véritable cours légal, dans les [lays à étalon d'or, la réduction des frais de production, dans ta mesure, où elle est possible, ne saurait avoir pour conséquenci! une diminution des prix. — Comment l'iodustrie aurifère s'est-elle comportée CD présence de ces particularités, dont les unes lui sont favorables et les autres défavorables? Comment, compensant par les avantages des unes les inconvénients des autres, toutes les transformations qu'elle a subies ont convergé par leurs effets vers un résultat unique : l'augmentation et la rapidité croissante de la production? C'est ce que nous allons recbercher en étudiant le caractère et les conséquences de son évolution au triple point de vue des procédés techniques d'exploitation, des moyens économiques et sociaux de les mettre en œuvre, enfin des frais de production.
Le minerai d'or contenu dans les entrailles de la terre est néressairement limité en quantité; à moins qu'on ne croie, comme les anciens, qu'il se reproduit lui-même par l'effet d'une sorte de génération spontanée', ou que, réalisant le rêve des alcbimisles, tes chimistes de l'avenir ne parviennent à fabriquer industriellement te métal précieux, il est certain que rien ne peut être ajouté à la matière première dont nous disposons. Mais si l'on ne peut pas augmenter la masse de minerai existant, il est possible^ par l'amélioration des méthodes, de réduire la proportion de celui qui résiste à l'exploitation. Tel a été précisément le résultat des transformations techniques réalisées dans l'industrie aurifère depuis trente ans. La production de l'or comporte trois catégories d'opérations : les unes ayant pour objet d'extraire le
' Pour le minerai d'argent la teneur tend plutôt à s'accroître en profondeur. Cf. plni lois l'étude de M. Polier. Ajoutons que la réalité de la lenear décroissante s éld mise en doute. Nous noua cipliquerons plus loin sur ce pnïnl.
» Hauser, L'of, p. 30.
miaerBÏ du sol, les autres de le traiter, c'est-à-dire de séparer l'or des résidus, les dernières enfin avaot pour but d'affiner le métat précieui, c'est-à-dire d'élimioer les impuretés qui ont résisté aa traitemeot. Laissant de cAté, pour n'eu parler qu'incidemment, cette dernière catégorie d'opérations, qui présentent peu d'intérêt au point de vue économique et dont le perfection nem^t, d'ailleurs, n'a exercé qu'une faible influence' sur la production de l'or, nous concenlreroas toute notre attention sur les deu\ autres. Nous montrerons comment leur transformation progressive B permis d'étendre peu à peu l'exploitation d'abord à tous les placers, puis à tous les filons el en même temps, de réduire U quantité de métal abandonné dans les résidus au point de la rendre aujourd'hui presque négligeable.
La petite industrie aurifère ne fait usage que des instruments les plus nidimentaires : un pic, une pioche, quelquefois un couteau' pour gratter le sable aurifère, un vase creux, portant en français le nom de bâtée, en anglais celui de « pan » ou poêle à frire, pour laver le minerai sous un courant d'eau, qui débarrassa l'or des matières non métalliques et des résidus, en les entraînant: tel esU'outitlage de r« orpailleur »* primitif et, encore aujourd'hui, celui du chercheurd'or isolé ou du prospecteur qui explore un gisement inconnu*. — Dans ces conditions, l'exploitation, naturellement très lente', ne saurait s'appliquer qu'à l'or d'alluvion. Encore n'est-elle possible que pour les sables aurifères des ruisseaux ou des rivières à faible courant, pour les placers superficiels et découverts; mais les dépôts d'or dans les grands cours d'eau, les placers en terrasses, disposés par masses énormes et profondes, les a) lovions enfouies sous des coucbes stériles très épaissessoni, malgré leur richesse, inacessibles par du pareils procédés. Ce sont les mineurs de Californie qui, dans la deuxième moitié du xis* siècle, ont inventé le mojen de les atteindre.
< Lorsqu'en 1850 commença l'exploita lion de l'or en Californie, beaucoup de chercheurs d'or, faule d'oulils, te servaient de coaleaux el n'en firent pas moÏD* fortune (LcTaiseur, La question de l'or, p. 38). Les anciens se conlenlaienl parfois de déposer des peaux de mouton au fond des niiaseiui roulant de l'or : de là la Mgendede I* toisoD d'or (Hauinr, loe. cit., p 30],
* En Australie où l'eau fait souvent d6f*ut, on Tanne parfois les sables anriftres. » Encyeiopidie okimique de Frémi/, p. 207.
* En traitant des sables tr«s riches, l'orpailleur ne peut laver que S50 litres par
I^ PROnUCTION DK LOR. li$
Pour extraire des rivières à fort courant d'eau les sables aurifères, les ouvriers chinois, employés sur les placers de ce pays, out imaginé la pompe californien ne, sorte de roue à palettes mue par le courant à l'intérieur d'une botte sans fond qui repose dans le lit de la rivière. La pompe californienne a été à partir de 1870 remplacée par la drague, qui, perfectionnée peu à peu, en dernier lieu par un ingénieur français M. David Levât, est devenue une véritable usine flottante', capable de fonctionner dans les coursd'eau les plus largeset les plus profonds'. — Pour l'exploilalion des placers en terrasses, disposés aux flancs des ▼allées, des perfection oements plus importants encore ont été réalisés. Nous voulpos parler de la mélbode hydraulique inventée en 48S2 par un mineur d'origine française, qui travaillait en Californie. Elle se présenta d'abord sous les apparences les plus modestes : un tonneau alimenté par une canalisation de bois et s'ouvranl, au-dessus des sables à désagréger, parun tuyau de cuir, d'où l'eau s'échappait fortement. Aujourd'hui, la canalisation primitive est remplacée par d'immenses aqueducs, qui franchissent les vallées, s'accrochent au flanc des montagnes, parcourent des centaines de kilomètres et aboutissent à des tuyaux métalliques, distribuant, sous une pression de quatre à cinq atmosphères des milliers de litres d'eau par heure*. Sous le choc de ces masses liquides, on voit se désagréger, en un jour, des montagnes de minerai et comme les résidus, ainsi réunis, comblaient les vallées, détournaient le cours des fleuves, stérilisaient et ruinaient des réglons entières, qu'ils recouvraient de leurs débris, les puissantes compagnies californiennes, constituées pour l'eiploilation de la méthode hydraulique, ne sont plus autorisées par la loi à en faire emploi, qu'à la condition de refouler leurs
< I^ drague priinitÏTe n'était qn'nn radeau lur lequel on mantsuvrait un leau ■Itaché a aoe perche. La perche fat ensuite remplacée par une roun mue à la main, etc. Cf. LeTst, exploitation dei plaeert au moyen d« dragutt à or. Congre» intematiooal des mines et de la mdtallargie de Sainl-Etienne, 1900.
* Des compagnies de dragage ne fondent un peu partout en ce momenl, apAcialement en Califoroie, au Klond;ke, en Oujane, en Sibérie, en NouTelle-Zélsnde, etc. Carie, p. 7.
■ Nous poovona citer comme exemple l'aqneduc de Park canal en Cali/omie. It a 470 kilomilret de long et distribue 6.600 mètres cubes d'eau par heure ; tatationoooB encore la digne de North BlomAeld. Elle * 30 mètres de haut. ISâ de long. SO d'épaissenr, et peut conteuir ES millions de mftlres cubes d'eaù. — Cf. Bordeaux, Remte unieenelle det minM.janTîer 1901, p. 30.
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résidus sur les plateaux, à l'aide d'élévateurs, ou de les écouler vers la mer'. Restent les placers couverts, enfouis en terraio plat sous des couches stériles, ou bieo situés dans des régions pauvres ea eau; pour ceux-là, l'emploi de la méthode hydraulique est impossible; mais la graode et la moyenne industrie leur appliquent, avec plus ou moins de perfection, tes méthodes générales des industries minières, qui consistent à creuser des puits et des galeries, méthodes dont nous reparlerons, d'ailleurs, à propos des filons.
En même temps que les méthodes d'extraction du minerai de placer, lagrande industrie a amélioré lesraéthodasdetraîtemeal. La bâtée et le^a^t, destinés au lavage du minerai, ont été remplacés par le berceau, grande caisse rectangulaire, dont le fond est garni de tasseaux, derrière lesquels on place du mercure. Le minerai, entraîné par un courant d'eau, dépose son or derrière les tasseaux et celui-ci s'amalgame avec le mercure, dontia haute densité le protège, plus sûrement encore que la sienne propre, contre la violence du courant. — Le berceau, en s'alloogeant, est devenu le long tom ou Vauge sibérienne*, qui, contenant un plus grand nombre de tasseaux et une plus grande quantité de mercure, retient plus d'or encore. Enfin, un nouvel allongement du long tom a donné naissance au sluice, sorte de canalisation en pierre ou en bois, munie elle aussi de tasseaux et de mercure. Le sluice primitif n'avait que quelques mètres de longueur, mais ceux qu'emploient aujourd'hui les grandes compagnies hydrauliques de Californie, du Ktondyke, etc., ont plusieurs kilomètres, ils sont éclairés, sur tout leur parcours, à la lumière électrique, surveillés et alimentés par des milliers d'ouvriers '. Gr&ce au sluice et k ta drague ainsi perfectionnés les déperditions d'or, qui étaient autrefois dans l'exploitation des placers, de 30, 40 ou 50 0/0 sont, aujourd'hui, réduites, dans les conditions les plus favorables, à 5 ou 6 0/0. il est vrai que la limite d'exploitabilité est quelque peu relevée relativement à la teneur
■ Celle lét^i^lation, nAcesuire d'ailleurs, a beaucoup ealriTi le ddieloppement des compagnies hyilrauUquei.
I II y a, aalre le long tom et l'auge sibérienne, des différencen, dans le détail desquelles nou.' ne voulons pas entrer.
' Quand la pente n'esl pas sufBsante ou quand la minerai est trop argileut on combine le sluice avec' divers appareils : lavoir à Irommel, lavoir t cuve, sic.
LA PRODUCTION DE I.OR. 1 tS
en ce suas que, daos les coDdilions les plus favorables, il faul, pour qu'un placer soit susceptible d'exploilatioa lucratÎTe, qu'il coalienoe environ 4 grammes d'or par tonne, tandis qu'un Cliioois peut vivre en traitant un minerai qui ne contient pas pins de 4 gramme; mais les exigences des ouvriers d'autres races sont plus considérables; le relèvemenl de la limite d'exploitabilité est donc insignifiant.
L'évolution des méthodes d'eitractionetde traitement a rendu à l'industrie auriTère, pour l'eiploilation des placcrs, d'émioents services. C'est a elle, notamment, qu'est dû le remarquable développement de la production de l'or en Calirornieet au Canada. Mais ces services ne sont rien encore en présence de ceui que l'évolution des mélbodes a rendus à l'industrie aurifère pour l'eiploitation des Tilons. Les méthodes de la petite et de la moyenne industrie, qui comportent l'emploi du pic, de la bâtée, du long-lom, de l'auge sibérienne, du sluice très court, permettent, en effet, re.\ploifation de certains placers; c'est avec leur concours, sous la forme la plus rudimeutaire, que l'humanité, pendant des siècles, et jusqu'en 4850 ou 4860, s'est approvisionnée d'or; ce sont elles encore qui entretiennent presque exclusivement la prudticlion des centres miniers secondaires comme la Guyane et Madagascar et même celle d'une des régions productrices les plus importantes du monde : la Sibérie. Mais, appliquées au minerai de filon, qui représente peut-être les 8/10 de la matière première aurifère, les mélbodes de la petite industrie sont radicalement impuissantes et celles de la moyenne ne donnent que les résultats les plus médiocres. Leur emploi se heurte, aussi bien pour l'extraction que pour le traitement du minerai, à des difficultés insurmontables. Voyons comment l'évolution des procédés techniques a permis d'écarter ces difficultés tes unes après les autres et élargi ainsi dans des proportions énormes lechamp d'exploitation du minerai d'or.
Pour l'exlraclion du minerai de filon, la petite et la moyenne industrie sont entravées tout h la fois par la dureté de la roche dans laquelle il est inclus et par la nécessité de le chercher à des profondeurs qui peuvent dépasser mille mètres'. Poursuivre
< En Aastrilie pluûears pail* aUeigneot 1.180 oièlres. Le plus profond qne l'on
connaiise eal àlai an Transra*), c'est le puits Calelia de I* mine Jupiter ; il a
1.191 nMrai. On parle meneau TransTaal de creuser deEpuiledeSkS.OOOmètres;