C.-S. — L. BHUCtR
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Il ressort de la slalislique ci-dessus qae la production d'ensemble a triplé entre 18S9 et 1903; le chifTre de 133.719 kilogrammes, auquel elle s'élère à cette dernière date, est le plus considérable qu'elle ait jamais atteint. Quatre Étals ont surtout contribué à produire ce résultat remarquable : ce sont, par ordre d'importance décroissante, rAustralieoccideDtale,leUueeasland, l'État de Victoria et la Nouvelle-Galles du Sud. Vient ensuite la Nouvelle-Zélande, qui laisse bien loin derrière elle la Tasmanie et l'Australie du Sud. Pour ces différentes régions, la progression a été générale, quoique beaucoup plus marquée dans l'Australie occidentale, jusqu'en 1899; mats à partir de cette époque, alors que la production de ce dernier État continue à s'accroître rapidement d'année en année, celle des autres est à peu près slalionnaire ou même légèrement décroissante. Qu'en fautnl conclure relativement à la production Tuture?
Il est probable que la production de la plupart de ce;; États australiens, abstraction faite de l'Australie de l'Ouest, est à l'heure actuelle très près de son point culminant si elle ne l'a déjà atteint. Tout au plus pourrait-on faire exception pour l'un d'entre eux, la Tasmanie, qui a du minerai de bonne qualité, dans des conditions d'exploitation favorable etoîi l'industrie aurifère est encore peu développée. Toutefois on peut admettre que la teneur décroissante du minerai et la nécessité de le chercher à une plus grande profondeur seront compensées dans les antres États par les progrès des méthodes d'exploitation et que la production, si elle ne s'y accroît plus, pourra se maintenir encore pendant un certain temps dans l'état slalionnaire. Quant à l'Australie de l'Ouest, elle a devant elle les plus belles espérances d'avenir. Un seul de ses champs d'or, celui de Coolgardie, parait avoir atteint son point culminant de développement. Parmi les autres, il en reste quinze ou vingt, dont certains comme ceux de Kimberley, North-Coolgardie, E^st-Coolgardie, sont d'une merveilleuse richesse. Les premières difficultés d'organisation étant vaincues, l'exploitation deviendra certainement de plus en plus intense et productive. On peut donc prévoir pour l'avenir un large développement de la production de l'or en Australasie'.
il également l'ivis de M. Curie qui ;9 minci d'Australie. Cf. p. lAS, et
Ed passant d'Australasie au\ États-Unis nous franchissons une des étapes parcourues par l'industrie aurifère dans la voie de la concentration. La produclioo de l'or, qui commença en ce pays dans l'État de Californie à la date de 1848, n'a pas cessé de s'étendre depuis cette époque; elle est actuellement -organisée daos TÎngt-quatre Étals dont le dernier en date est l'Alaska ', où la production a commencé à se développer à partir de 1896. • On pourra juger par la statistique ci-dessous établie en dollars du rMe joué par chacun d'eu\ dans Ia>production totale*.
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