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L'hisloire de la production de l'of a raremeot eoregislré des résultats pins brillanls. Malheureusement il esta redouter qu'ils soient peu durables et que le point culminant se trouve non seulement atteint mais même dépassé, comme semble le démontrer la diminution que l'on constate depuis 1901. Sans doute, ici comme ailleurs, on peut espérer que l'amélioration des méthodes compensera dans une certaine mesure la productivité décroissante du minerai, mais, abstraction faite de la Colombie britannique, où des champs d'or très vastes et très riches restent encore à prospecteret à.mettre eu esploifalion, les autres régions et particulièrement celle du Yukoo, qui est de beaucoup le centre le plus important, semblent s'épuiser. Les compagnies du Ktoadyke, sur lesquelles on avait fondé il y a quelques années de très grandes espérances, n'auront plus devant elles, dans peu de temps, que du minerai très pauvre; elles souffrent beaucoup, dès mainteuanl, de son insuffisante teneur, comme le prouve le chiffre de la production canadienne de 1903 tombée à 943.314 onces', et on peut craindre qu'elles ne soient obligées de suspendre leur travail à brève échéance. Dans ces conditions, à moins que l'induslrie aurifère oc prenne en Colombie britannique un essor tout à fait imprévu, on doit s'attendre à voir décroître, d'année en année, la produclion de l'or au Canada.
< D'après la Financial Chronicle cité par M. Arnauné, toc. cit., 1904, p. 3^.
DigilizedbyGoOgle
L'ioduslric aurifère du Transvaal, surtout quaod on fait abstraclion, comme nous en ce moment, de quelques dislricls miniers d'importance secondaire', pour ne s'occuper que du Witwaleraraud, ou, comme on dit, par abréviation, du » Rand », se distingue de celle de tous les autres pajs par la rapidité et la généralité de ses transformations, en même temps que par le haut degré de concenlration auquelelleest parvenue en peu delemps. Son évolution a m£me été si rapide qu'elle mérite à peine ce nom. La première exploitation minière organisée dans le Rand en 1887 était en effet une société par actions au capital de 450.000 livres et si on a fondé A côté d'elle un assez grand nombre de moindres entreprises, elles conslituaienl cependant, elles aussi, des sociétés qui appartenaient & la catégorie de ta moyenne industrie plutôt qu'à celle de la petite et qui, d'ailleurs, en quelques années, ne sont étendues ou ont été remplacées par d'autres plus importantes. Des le début, ces sociétés ont fait appel au crédit de la façon la plus large ; leurs litres ont été négociés avec plus de succès que ceux des mines les plus renommées des États-Unis et de l'Australie et ont donné lieu immédiatement A une spéculation effrénée quia abouti en deux ans au Iwum de 1889. — A l'heure actuelle les sociétés minières du Rand sont au nombre de 152; 120 d'entre elles, prises parmi les principales, ont un capital nominal de 53.000.000 de livres dont la valeur sur le marché atteignait au 31 décembre 1902 la somme de 173.000.000 délivres, soit 4.325.000.000 de francs'. Eo (899, cVsl-A-dire à ta veille de la guerre avec l'Angleterre, 74 d'entre elles, qui, sur le nombre indiqué plus haut, étaient seules en activité, pour le broyage tout au moins, employaient 5.970 pilons; elles occupaient près de cent mille ouvriers, et. parmi elles, vers U même époque, 18 figuraient au nombre des 30 mines les plus
• L*s deui s^ui s dont I» priMlocli.m ail qatlqae imporiince sont nu it Ljitaburg et de Kaap.
* cm ce qai noui ■ penDis d« coDclarc pliu haol qoe le manM des bîm* d'or du Traoïiul i«pr4»rate «Dtirvn j miilianls de fnnca. — Ct. d'aillests, Vick»!, Ui 'niitt Jjr Jh rru4.-™^J, p. 53.